Noël : des jouets en rupture de stock

a revoir

Présenté parDavid Pujadas

Diffusé le 17/12/2013Durée : 00h40

Ce direct est terminé et sera disponible en rattrapage dans quelques minutes.

Et puis notre enquête sur les coulisses du marché des jouets. C'est toujours un sujet d'étonnement au moment des fêtes, les produits à la mode sont souvent en rupture de stock même si cela apparaît incompréhensible. Alors pourquoi cette pénurie ? Comment fonctionne ce marché.

A Noël, ces jouets emportent le coeur des enfants et font courir les parents. Mais les stars de Noël se font rares à l'approche du jour J.

J'en n'ai plus un seul.

Vous voulez autre chose.

Faut que je cherche.

Les courses se transforment parfois en chasse aux trésors.

J'ai travaillé jusqu'à 4 h du matin, je me suis levé exprès. Ah, y en a encore. Je suis content.

La rupture de stock touche chaque hiver le marché du jouet. Est-elle réelle ou organisée ? Chez ce fabricant, début septembre, deux jouets étaient déjà introuvables. Ils avaient été fabriqués cet été en Chine et livrés en nombre limité. Mais ils se sont vendus plus vite que prévu.

En vert, c'est la courbe qu'on attendait. Quand on voit qu'elle sort de sa courbe théorique, on sait que ce sera un carton de Noël. Les Etats-Unis en veulent, le Canada, l'Angleterre, l'Italie. Il y a une seule usine. En octobre c'est trop tard pour réagir, il faut décider avant l'été.

Une rupture involontaire qui fait perdre des ventes mais qui permet de faire parler de la marque.

On se fait réprimander par les clients, mais ça prévoit une très bonne année 2014.

La rupture peut-elle profiter aux magasins qui distribuent les jouets? Dans cette chaîne spécialisée, une cellule anti-rupture a été montée, qui doit jongler avec les stocks.

On a quasiment 5.000 références à surveiller chaque jour. Donc 5.000 références multipliés par 220 magasins, je vous laisse faire le calcul, c'est beaucoup de lignes à contrôler.

Il arrive que les réserves se vident trop vite. Les distributeurs n'anticipent pas toujours le succès d'un jouet et n'en commandent pas assez.

On prend des risques mais ça arrive que ça ne se vende pas. Des fois, on donne un potentiel au produit et on se trompe.

Cette année, c'est cette petite poupée que les clients réclament. Pour la faire venir d'Asie, certains distributeurs n'ont pas hésité a affréter un avion. Une opération qui multiplie les frais de transport par 5. Dans ces cartons, 2.500 fées que ce distributeur n'est pas peu fier d'avoir récupérées.

Voilà le jouet que toutes les petites filles attendent. Ça arrive directement de Chine.

Rapatrier des jouets 3 semaines avant Noël peut lui rapporter gros.

La rupture de stock, si elle est bien travaillée, c'est une aubaine pour nous. Ça nous permet de proposer des produits alors qu'on pense qu'il n'y en pas plus ailleurs.

C'est pas un peu organisé ces ruptures de stock ? n'est jamais organisée car finalement on a perdu de la vente sur les jours qui ont précédé. Ce qu'on apporte aujourd'hui ne compensera pas la perte. Par contre, en terme d'image, c'est positif.

De retour en magasin, ces poupées chères à importer, seront aussi plus chères pour le client. Le prix de la fée passe de 34,90 E à 44,90 E. Quand vient la rupture, d'autres savent en profiter. Sur Internet, notre poupée se vend au marché noir de 70 à 145 E, 4 fois plus qu'en magasin. Certains particuliers spéculent sur ces ruptures pour gagner de l'argent facilement.

Je les ai depuis plus d'un mois.

Vous les aviez acheté pour quoi.

Pour ça ! Pour gagner sur la revente. C'est une amie qui fait ça, elle m'a dit d'acheter ces jouets, tout le monde va se jeter dessus.

Un marché noir voué a disparaître aussi vite qu'il est apparu. Les jouets seront a nouveau en magasin juste après les fêtes, quand les usines auront fabriqué les stocks supplémentaires.

Le JT
Les autres sujets du JT
data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAAAAACH5BAEKAAEALAAAAAABAAEAAAICTAEAOw==