VIDEO. L'esclavage, une "mondialisation du commerce d'humains"

C'est la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions, vendredi 10 mai. Au XVIIe et XVIIIe siècles, un captif sur six décédait pendant les traversées du commerce triangulaire, qui pouvaient durer des mois.

L. LEGENDRE-TROUSSET / FRANCE 2

La France commémore l'abolition de l'esclavage, vendredi 10 mai. A cette occasion, le président de la République, François Hollande, doit assister à une cérémonie au côté de Christiane Taubira, ministre de la Justice, au jardin du Luxembourg à Paris. 

Au XVIIe et XVIIIe siècles, les bateaux partaient chargés de tissus et de marchandises qui étaient échangés en Afrique contre des esclaves. Ils acheminaient ces derniers vers les Antilles et les colonies d'Amérique, puis revenaient chargés de sucre, d'épices, de café, revendus en Europe à prix d'or. C'est "l'un des premiers exemples massifs de mondialisation du commerce d'humains (...), qui a déporté 30 millions d'Africains", souligne Emmanuel Gordien, vice-président de l'association CM98, qui regoupe des Antillais, Guyanais et Réunionnais descendants d'esclaves.

Durant les traversées qui pouvaient durer des mois, un captif sur six décédait. En 1848, la France abolit définitivement l'esclavage. Mais il faut attendre encore 153 ans pour en faire officiellement un crime contre l'humanité. Aujourd'hui, on compte environ 850 000 descendants d'esclaves en France. 

Le Mémorial de l\'abolition de l\'esclavage à Nantes (Loire-Atlantique), le 25 mars 2013. 
Le Mémorial de l'abolition de l'esclavage à Nantes (Loire-Atlantique), le 25 mars 2013.  (JACQUES LOIC / PHOTONONSTOP / AFP)