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Les deux ans du pontificat de François résumés en six phrases fortes

Deux ans après son élection, le souverain pontife suscite enthousiasme ou curiosité, mais déroute par certaines prises de parole.

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France Télévisions
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Le pape François au Vatican, le 11 mars 2015. (CITIZENSIDE.COM / AFP)

"Habemus papam." Le 13 mars 2013, une fumée blanche s'échappait de la cheminée de la chapelle Sixtine et l'expression latine consacrée "nous avons un pape" résonnait sur la place Saint-Pierre, au Vatican. Les catholiques du monde entier découvraient le visage de leur nouveau souverain pontife, le premier originaire de l'hémisphère Sud, le pape François

Ce pape a déjà marqué les esprits par de multiples gestes spontanés, d'une prière au mur de séparation entre Israël et les Territoires palestiniens à des accolades chaleureuses aux malades et handicapés. Mais il frappe aussi par ses prises de parole. Francetv info a choisi six déclarations phares de ses deux ans de pontificat. 

1"La pédophilie est une lèpre présente dans l'Eglise"

Le pape François a fait évoluer l'attitude de l'Eglise à l'égard de la pédophilie. Avec son accord, l'archevêque polonais Józef Wesolowski a été arrêté par la gendarmerie du Vatican et assigné à résidence dans le cadre d'une procédure pénale pour pédophilie. Une première au Vatican, rappelle Le Point.

"La pédophilie est une lèpre présente dans l'Eglise et qui a contaminé des évêques et des cardinaux", a déclaré François le 11 avril 2014 avant de "demander pardon" pour les "dommages causés" par des prêtres pédophiles. Un mois plus tôt, le Vatican avait créé une commission pour la protection de l'enfance "chargée de dessiner la nouvelle stratégie de lutte contre les abus sexuels commis dans l'Eglise catholique contre des mineurs".

2"Qui suis-je pour juger les homosexuels ?"

Avec le pape François, le Vatican a également changé de ton à l'égard des homosexuels. Dès juillet 2013, à l'issue des Journées mondiales de la jeunesse à Rio, le pape François avait déclaré "qui suis-je pour juger les homosexuels croyants ?" relaie RTL.

Dans un document présenté le 13 octobre 2014, à mi-parcours du synode sur la famille, le Vatican avait estimé que les homosexuels "ont des dons et des qualités à offrir à la communauté chrétienne". 

3"Pour être un bon catholique, on n'a pas besoin de se reproduire comme des lapins"

Le pape François a également le sens de la formule et surprend parfois ses interlocuteurs par les mots choisis. Lors d'une conférence de presse dans l'avion qui le ramenait à Rome après un voyage aux Philippines, le 20 janvier dernier, le pape François défend la position de l'Eglise sur la "paternité responsable".

"L'ouverture à la vie est une condition du sacrement du mariage. Cela ne signifie pas que les chrétiens doivent faire des enfants en série (...). Certains croient, excusez-moi du terme, que, pour être bons catholiques, ils doivent être comme des lapins", a-t-il déclaré.

RENAUD BERNARD - FRANCE 2

4"Alzheimer spirituel, fossilisation mentale, têtes d'enterrement… ces maladies de la curie romaine"

Au sein de la curie romaine, le pape François est loin de faire l'unanimité. Son franc-parler dérange certains cardinaux. Lors de ses vœux au gouvernement de l'Eglise à la fin de l'année 2014, le pape argentin a sermonné le haut clergé. 

Il a énuméré quinze "maladies" dans un réquisitoire condamnant, sans désigner personne nommément, la mondanité, l'hyperactivité, la manipulation des collaborateurs, la corruption des mœurs, les rivalités, les calomnies et la zizanie.

5"Si quelqu'un insulte ma mère, il doit s'attendre à ce que je lui donne un coup de poing"

Si le souverain pontife affiche parfois un visage d'ouverture, certaines de ses déclarations apparaissent réactionnaires. Après l'attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier, le pape a assuré "qu'on ne doit pas réagir par la violence" avant d'ajouter "mais si quelqu'un insulte ma mère, il doit s'attendre à ce que je lui donne un coup de poing. C'est normal ! On ne peut pas provoquer et insulter la foi des autres." 

6"Un bon père sait corriger avec fermeté"

Par ailleurs, en février, ses déclarations favorables à la fessée ont été très critiquées"Un bon père sait attendre et pardonner, mais aussi corriger avec fermeté. Il n'est ni faible, ni laxiste, ni sentimental", a déclaré le pape. Sortant comme souvent du texte préparé, il a ajouté : "Une fois, dans une réunion, j'ai entendu un père déclarer : 'Je dois parfois frapper un peu mes enfants. Mais jamais sur le visage pour ne pas les humilier.' Cela, c'est beau, il a le sens de la dignité. Il doit punir, et le fait de manière juste."

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