Le Vatican au cœur d'un procès inédit sur la gestion opaque des finances du Saint-Siège

Le procès sur la gestion des fonds de la secrétairerie d'État, l'organe central du Vatican, débute mardi devant le tribunal pénal du plus petit État de la planète. 

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Radio France
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Des personnes se tiennent près de la place Saint-Pierre au Vatican, le 14 juillet 2021. Photo d'illustration. (FILIPPO MONTEFORTE / AFP)

Scandales financiers, corruption, détournement de fonds… C’est un procès inédit qui débute mardi 27 juillet au Vatican. Dix personnes sont jugées au sein même du plus petit État du monde pour la gestion opaque des fonds de la secrétairerie d'État, l'organe central du Saint-Siège.

Tout est parti de l'achat d'un immeuble de luxe à Londres en 2014 via des sociétés écrans et par l'intermédiaire de pots-de-vin. Parmi les accusés, le cardinal Becciu, numéro 3 du Vatican à l'époque. Un cardinal jugé par un laïc au sein même du Vatican, c'est du jamais vu, et c'est une réforme du pape François il y a à peine quelques mois qui l'a permis.

Le pape veut donner l'exemple

Il s’agit même d’un ancien procureur italien de la lutte anti-mafia qui dirige désormais le tribunal pénal du Vatican. Le pape veut donner l'exemple selon le cardinal secrétaire d'Etat numéro 2 du Vatican Pietro Parolin : "Rien ne se fait au Saint-Siège sans le consensus du pape François, surtout que cette décision est importante."

Pietro Parolin n'est pas poursuivi, lui qui dirige la secrétairerie d'État au cœur du scandale. En revanche, plusieurs prélats et laïcs travaillant avec lui sont jugés comme le cardinal Becciu que le pape a démis de toutes ses fonctions et qui n'a cessé de clamer son innocence. Mais c'est bien au sein de son ministère que l'argent était (mal) géré, par nombre d'intermédiaires corrompus. "On doit défendre l’honorabilité du Saint-Siège. Peut-être que quelqu’un a fait quelque chose qu’il ne devait pas faire, ce sera le jugement qui l’établira", déclare Pietro Parolin.

Le Vatican va perdre au moins 100 millions d'euros dans cette affaire. La secrétairerie d'État n'est même plus autorisée à gérer son propre budget.

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