Violences sexuelles dans l'Eglise : un ex-prélat critique à nouveau le pape

L'archevêque conservateur italien Carlo Maria Vigano a accordé une interview au quotidien américain "The Washington Post", lundi.

L\'archevêque conservateur italien Carlo Maria Vigano à Washington (Etats-Unis), le 22 janvier 2015.
L'archevêque conservateur italien Carlo Maria Vigano à Washington (Etats-Unis), le 22 janvier 2015. (REUTERS)

Carlo Maria Vigano a été l'ambassadeur du Vatican à Washington. Il a déjà accusé le pape François d'avoir eu connaissance d'abus sexuels et d'être resté inactif. Lundi 10 juin, dans une interview au Washington Post (en anglais), l'archevêque conservateur italien persiste et signe, estimant que le souverain pontife continue à ne "rien faire ou presque" en la matière.

Selon lui, le pape aurait "menti" pour couvrir Theodore McCarrick, un cardinal soupçonné d'abus sexuels qui a été défroqué en février. Le pape "ment de manière flagrante au monde entier pour couvrir les actes pervers (de McCarrick)", a écrit au quotidien américain le prélat retraité, retiré dans un lieu qu'il tient secret.

Appel à la démission du pape

L'ancien nonce apostolique a jugé qu'un important sommet de la haute hiérarchie catholique, organisé en février au Vatican et consacré aux abus sexuels du clergé, n'avait débouché sur rien de concret. Il a profité de cette interview pour réitérer son appel à ce que le pape démissionne "s'il refuse d'admettre ses erreurs et de demander pardon".

L'homme âgé de 78 ans est soupçonné d'avoir mené sa charge au nom d'un groupe d'ultra-conservateurs qui reprochent au pape François certaines ouvertures notamment en direction des homosexuels ou des divorcés.