Une star du porno accusée de viols se fait évincer de l'industrie du X

L'ex-compagne et deux autres partenaires de James Deen affirment avoir été victimes de viols. Il s'est défendu sur Twitter.

L\'acteur pornographique James Deen, le 30 août 2013 à Venise (Italie).
L'acteur pornographique James Deen, le 30 août 2013 à Venise (Italie). (GABRIEL BOUYS / AFP)

"Quand tu te connectes à internet pendant une seconde et que tu vois des gens idolâtrer en tant que féministe le mec qui t'a violée. Ça craint." Stoya, une star de l’industrie pornographie, a mis en ligne ce message sur Twitter, samedi 28 novembre. Le "mec", c'est son ex-compagnon, l'acteur pornographique Bryan Sevilla, alias James Deen, autre star du X.

Une dizaine de minutes plus tard, l'actrice a posté un second tweet dans lequel elle dit : "James Deen m'a plaquée au sol et m’a pénétrée alors que je refusais, que je lui disais d’arrêter, que je lui intimais de stopper. Je ne peux simplement plus hocher la tête et sourire quand des personnes m'en parlent."

"Ces accusations sont fausses", se défend James Deen

A la suite de ces tweets, deux autres actrices et anciennes collègues ont elles aussi affirmé avoir été violées par James Deen. L'une d'elles, Tori Luxe, a déclaré au quotidien américain The Daily Beast (en anglais) que l'acteur l'avait giflé et l'avait forcée à lui faire une fellation. L'histoire fait polémique aux Etats-Unis, en particulier dans le milieu de la pornographie.

De son côté, l'acteur a démenti toutes ces accusations lundi 30 novembre, dans une série de tweets. "Je souhaite assurer mes amis, fans et collègues que ces accusations sont fausses et diffamatoires. Je respecte les femmes et je connais et respecte les limites tant au niveau professionnel que privé", assure-t-il notamment.

Mais l'industrie du X, dont les studios Kink, ont pris leur décision : ils ont annoncé qu'ils ne travailleraient plus avec lui.