Secteur automobile: le torchon brûle entre Pékin et Washington

En pleine campagne présidentielle, le président Barack Obama s'en prend directement à Pékin. Après les pneus et le photovoltaïque, il accuse Pékin de concurrence déloyale dans l'automobile.

Ligne de production chez Geely, dans l\'usine chinoise de Ningbo.
Ligne de production chez Geely, dans l'usine chinoise de Ningbo. (AFP)

Alors que les constructeurs américains se relèvent difficilement d'une grave crise et que la ville de Détroit, berceau de l'automobile aux Etats-Unis, a vu son nombre de chômeurs flamber, Barack Obama dénonce le milliard de dollars que Pékin aurait illégalement versé entre 2009 et 2011 pour écouler ses véhicules à l'étranger. Réplique immédiate de la Chine, qui pointe les barrières douanières américaines sur le papier, l'acier et les pneus.

Une nouvelle tension peu surprenante en cette période électorale américaine. Une fois l'échéance passée, nul doute que le calme reviendra, car les américains savent tout de même qu'ils ont besoin de liens commerciaux avec la Chine.

Le démocrate Barack Obama  a vanté le 18 septembre 2012 une nouvelle saisine de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) visant les exportations automobiles de la Chine, en faisant campagne contre son adversaire Mitt Romney dans l'Ohio, un Etat du nord du pays. Le candidat républicain a alors jugé que Barack Obama en avait fait «trop peu, trop tard» face à Pékin.