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L'Amérique en campagne, J-21 : Clinton mise sur le rouge

A la veille du dernier débat, Clinton engrange les bons sondages et rêve de remporter quelques Etats républicains. Trump, lui, peut toujours compter sur sa femme... et continue les provocations.

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Radio France
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Les fans des Arizona Cardinals (NFL) jouent le match Trump-Clinton en tribune, le 17 ocotbre à Glendale. (NORM HALL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Clinton cible les Etats républicains

A la veille du troisième et dernier débat, mercredi 19 octobre à Las Vegas, les sondages donnent une victoire confortable à Hillary Clinton. La candidate démocrate est en avance dans de très nombreux Swing States, les Etats-clés qui font l'élection. Clinton est bien partie pour l'emporter en Pennsylvanie, en Floride, au Colorado, en Caroline du Nord et dans le Nevada. Dans les dernières enquêtes, seul l'Ohio pourrait voter Trump.

Clinton change donc de stratégie. Elle vise à présent les Etats traditionnellement républicains. Exemple, l'Arizona, un Etat républicain depuis 20 ans qui pourrait passer bleu, la couleur des démocrates, le rouge étant celle des républicains. Clinton bénéficie là-bas de la mobilisation d'une forte communauté latino. Son camp va donc y dépenser 2 millions de dollars supplémentaires en publicité.

Le budget est en hausse également en Indiana et au Missouri. Les démocrates n'ont pas pour seul objectif la victoire d'Hillary Clinton. Ils pensent aux élections annexes qui peuvent faire basculer le Congrès de leur côté.

Melania au secours de son mari

Dans le camp d'en face, Melania Trump vole au secours de son mari. L'épouse de Donald Trump a accordé à plusieurs médias sa première interview depuis les révélations sur le comportement déplacé de son mari à l'égard des femmes. à savoir les accusations d'agressions sexuelles et le fameux enregistrement audio où l'on entend le milliardaire tenir des propos très vulgaires avec l'animateur télé Billy Bush. Melania Trump n'a pas apprécié mais elle défend son mari, le candidat républicain.

Lundi 17 octobre, sur CNN, Melania Trump a jugé les médias partiaux. "Pourquoi, dit-elle, ces histoires sortent-elles maintenant ?" Melania Trump y voit la main du camp Clinton et des "médias de gauche".

Victime collatérale de ces révélations: Billy Bush, cousin de George Bush, qui bavarde avec Donald Trump dans l'enregistrement audio exhumé il y a 10 jours, a été viré hier de NBC. Il était présentateur d'une émission chaque matin sur la chaîne.

Trump et la roulette russe

Donald Trump continue à juger l'administration Obama bien trop sévère avec la Russie. Le milliardaire tape sur tout le monde ou presque mais il continue à épargner Vladimir Poutine. "Nous ne devrions pas être si durs avec la Russie", a-t-il déclaré lundi. Donald Trump a ajouté que s'il était élu le 8 novembre, il serait tout à fait disposé à rencontrer Poutine avant son investiture en janvier.

Test antidopage

La campagne américaine est si étrange que même la Maison Blanche se lâche.  Tout est parti d'une proposition étrange lancée par Donald Trump ce week-end en meeting. "Je pense que l'on devrait faire un contrôle antidopage avant le débat ! Au début du dernier débat [Hillary Clinton] était montée sur ressorts !" a-t-il lancé à Portsmouth, dans le New Hampshire.

Qu'en pense la Maison Blanche? La question a été posée par une journaliste à son porte-parole, Josh Earnest. "Vous dites que le candidat qui a passé son temps à renifler pendant les deux premiers débats accuse l'autre candidat de se droguer ? C'est un drôle d'événement dans cette campagne..." s'est amusé Earnest. Earnest qui, pour une fois porte mal son nom ("earnest" veut dire sérieux en anglais). Le porte-parole de la Maison Blanche a précisé dans la foulée qu'il plaisantait et ne suggèrait pas que Donald Trump prenait de la cocaïne.

Obama met à jour son CV

Quel avenir professionnel pour Obama après la Maison Blanche? C'est l'objet d'un sketch avec l'humoriste Stephen Colbert qui tient un show tous les soirs sur CBS. Et Barack Obama s'est prêté au jeu. Colbert y tient le rôle d'un agent de recrutement qui conseille le président américain pour sa reconversion. Il consulte le CV de Barack Obama. "Je ne voit aucune promotion ces huit dernières années... Pas terrible..." "Il n'y avait pas vraiment de la place pour de l'avancement dans mon job, répond Obama. La seule fonction avec plus de pouvoir était celle de ma femme."

Obama répond aux nombreuses questions du conseiller en recrutement. et essaie de se "vendre" auprès d'un employeur potentiel. "Et j'ai eu le prix Nobel de la paix !" "Ah bon, et pourquoi ?" "Euh... à vrai dire je ne sais toujours pas."

Obama défend son CV avec humour : c'est en creux une réponse à Donald Trump qui pratique en général assez peu l'autodérision.

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