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Dans les pas de Trump, J-9 : à Phoenix, haro sur Hillary, "la criminelle"

La campagne républicaine est passée samedi par Phoenix en Arizona où Donald Trump a prononcé un discours particulièrement virulent, axé sur l'affaire des emails d'Hillary Clinton relancée par le FBI.  

Article rédigé par
Envoyé spécial, Benjamin Illy - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Au meeting républicain de Phoenix, samedi 29 octobre, un homme au discours violent brandit l'effigie caricatuée d'Hillary Clinton (BENJAMIN ILLY / RADIO FRANCE)

Plus de 10 000 personnes ont répondu présentes au meeting de Donald Trump samedi 29 octobre à Phoenix dans l’Arizona, un Etat dans lequel les deux candidats sont aux coudes à coudes. Plus que jamais, le milliardaire croit en la victoire, d'autant que les sondages nationaux se resserrent après la relance par le FBI de l’enquête sur les emails d'Hillary Clinton. La réunion publique a été marquée par une rare violence verbale du candidat et de ses supporters. 

Dans les pas de Trump, J-9 : à Phoenix, haro sur Hillary, "la criminelle" - un reportage de Benjamin Illy
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A Phoenix, la parole libérée des soutiens de Trump

La salle est bondée à Phoenix, comme le relève d'entrée de jeu Donald Trump. Face au public, il se montre regonflé à bloc depuis que l'affaire des emails d'Hillary Clinton est revenue sur le tapis. Le candidat républicain dénonce les "activités criminelles" de sa rivale démocrate. "Hillary, la 'corrompue', met en lambeaux les principes sur lesquels notre nation a été bâtie." Les déclarations de Trump sont accompagnées du slogan toujours fréquemment lancé dans les réunions publiques : "Enfermez là".

Parmi les invités du meeting de Phoenix, une figure controversée de l’Arizona est invitée : le shérif anti-immigrés, Joe Arpaio. Ce soutien de Donald Trump est convaincu d’une victoire. "Il va gagner, plus jamais maintenant. C’est un mec super. Il va permettre à ce pays de redevenir ce qu’il devrait être. Trop de bureaucrates dirigent ce pays". Un homme demande à Joe Arpaio s’il mettrait Hillary Clinton en prison. "Je ne sais pas, je n’ai pas mené l’enquête sur elle, mais en général on enferme les gens s’ils ont violé la loi", répond le shérif.  

Le shérif anti-immigrés Jo Arpaio, soutien de Trump, au meeting de Trump le 29 octobre à Phoenix (CARLO ALLEGRI / REUTERS)

Un masque à l’effigie d’Hillary Clinton caricaturée en vampire émerge de la foule en colère. C’est la haine qui s’exprime. "Oui, c’est la haine d’Hillary", confirme Greg, un supporter de Trump qui agite le masque comme une tête plantée sur une pique. Il reprend les mots de son candidat favori : "C’est une criminelle, elle a menti, elle est malfaisante, elle a sucé notre sang. Voilà ce qu’elle nous a fait." Greg incarne la parole libérée d’une partie des Américains, que Donald Trump souhaite transformer en majorité au soir du 8 novembre. "La majorité silencieuse est de retour", s’exclame-t-il à Phoenix. 

Dans les pas de Trump, à Phoenix, capitale de l'Arizona

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