Etats-Unis : pas encore candidat à la Maison Blanche, le milliardaire Michael Bloomberg s'offre 100 millions de dollars de publicités anti-Trump

Ces publicités en ligne ciblent les Etats de l'Arizona, du Michigan, de Pennsylvanie et du Wisconsin. Quatre Etats-clés qui pourraient voter aussi bien démocrate que républicain en 2020, et donc capitaux pour remporter le scrutin.

Le milliardaire Michael Bloomberg lors d\'un discours à New York, le 25 septembre 2019.
Le milliardaire Michael Bloomberg lors d'un discours à New York, le 25 septembre 2019. (KENA BETANCUR / AFP)

Michael Bloomberg n'a pas encore décidé s'il serait candidat à la présidentielle américaine de 2020. Mais cela n'empêche pas le milliardaire de lancer une campagne de publicité en ligne anti-Trump. "C'est un de ces moments où il faut tout le monde sur le pont. Nous allons lutter contre Trump directement", écrit l'ancien maire de New York sur Twitter, vendredi 15 novembre. Prix de l'opération : 90 millions d'euros.

Ces publicités en ligne, qui ne présentent pas Michael Bloomberg, se concentrent sur la critique de Donald Trump. Elles ciblent les Etats de l'Arizona, du Michigan, de Pennsylvanie et du Wisconsin, quatre Etats-clés qui pourraient voter aussi bien démocrate que républicain en 2020, et donc capitaux pour remporter la présidentielle. Sur l'une de ces publicités, on voit par exemple une image du compte Twitter du président américain barré du message "Un tweet ne devrait pas menacer la sécurité du pays".

"Proche" de prendre une décision définitive

Michael Bloomberg a déjà fait plusieurs pas ces derniers jours vers une candidature à l'investiture démocrate. Il s'est par exemple enregistrer comme candidat à la présidentielle dans les Etats de l'Alabama et de l'Arkansas.

Il a assuré être "proche" de prendre une décision définitive. Ses conseillers ont indiqué qu'en cas de candidature, il ne ferait probablement pas campagne dans les quatre Etats à voter pour les primaires dès février, mais commencerait vraiment avec les 15 Etats (dont la Californie et le Texas, les plus peuplés) qui voteront le 3 mars pour le "Super Tuesday".

Celui qui fut maire de New York de 2002 à 2013, fort d'une fortune personnelle évaluée à plus de 50 milliards de dollars, avait déjà dépensé 100 millions pour soutenir des candidats démocrates aux élections américaines de mi-mandat de novembre 2018.