Tensions au Proche-Orient : "Un dégoût de la part des Palestiniens"

Après la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël, le Hamas avait appelé à une troisième Intifada. Vendredi, jour de la grande prière, des heurts ont éclaté, mais relativement contenus. Agnès Levallois, spécialiste du Proche-Orient revient sur la situation.

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Vendredi, jour de grande prière, des heurts ont éclaté à Jérusalem. Quelques jours après la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, la situation est donc instable. Pour Agnès Levallois, maître de conférences à Sciences Po et spécialiste du Proche-Orient, la violence s’exprime, mais l’appel à la violence et à une intifada n’est pas encore entendu par la rue.
« Il y a une énorme lassitude de la part des Palestiniens, un dégoût face à la communauté internationale qui n’a rien fait pour régler ce conflit. Il y a des réactions de violence, mais il ne faut pas exclure qu’il y ait une manifestation plus importante ».

Un risque de la part de Trump ?

La déclaration de Donald Trump a donc mis le feu aux poudres. Est-ce un risque ou une stratégie ? « C’était une promesse de campagne de Trump, et il s’amuse à cocher les cases les unes après les autres des promesses qu’il a faites pendant les campagnes pour se démarquer des présidents précédents […] Il a aussi besoin de consolider sa base et montrer à son électorat qu’il veut rester ses promesses ». On ne sait pas si c’est un fait stratégique ou par opportunisme ». Depuis 1993 et les accords d’Oslo, les négociations sont toujours au point mort.

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Le Dôme du Rocher vu depuis le mont des Oliviers, à Jérusalem, le 17 avril 2015.
Le Dôme du Rocher vu depuis le mont des Oliviers, à Jérusalem, le 17 avril 2015. (MAXPPP)