Les Etats-Unis vont réduire leur présence militaire en Afghanistan et en Irak

Environ 2 000 militaires se seront retirés d'Afghanistan le 15 janvier, et 500 autres auront quitté l'Irak pour ne laisser que 2 500 soldats dans chaque pays.

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France Télévisions
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Des soldats américains quittent la camp Adder en Irak, le 17 décembre 2011. (MARTIN BUREAU / AFP)

C'était une promesse de Donald Trump. Les Etats-Unis vont réduire le nombre de leurs soldats en Afghanistan et en Irak à la mi-janvier 2021, a annoncé, mardi 17 novembre, le nouveau ministre américain de la Défense par intérim, Christopher Miller. Environ 2 000 militaires se seront retirés d'Afghanistan le 15 janvier, et 500 autres auront quitté l'Irak pour ne laisser que 2 500 soldats dans chaque pays.

Ce retrait interviendra alors que Donald Trump, qui avait promis en 2016 de mettre un terme aux "guerres sans fin", cédera le pouvoir au démocrate Joe Biden cinq jours plus tard. Cette décision reflète le souhait du président américain de "mettre fin avec succès et responsabilité aux guerres en Afghanistan et en Irak et de ramener nos courageux soldats à la maison", a affirmé Christopher Miller.

Son prédécesseur Mark Esper, limogé la semaine dernière, plaidait lui pour le statu quo, comme d'autres responsables militaires opposés à un retrait tant que la violence ne diminue pas sur le terrain. Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, avait estimé, lundi, que les Etats-Unis "abandonneraient" leurs alliés en cas de retrait prématuré. Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a quant averti que l'Afghanistan pourrait "redevenir une base pour les terroristes internationaux" en cas de retrait des quelque 12 000 soldats de l'Alliance, dont moins de la moitié sont américains.

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