Les Etats-Unis entament leur procédure de retrait de l'Organisation mondiale de la santé

La notification sera effective au terme d'un délai d'un an, soit le 6 juillet 2021, ont précisé plusieurs responsables du gouvernement américain, plus gros contributeur de l'organisation.

Le président américain Donald Trump, mardi 7 juillet 2020 à la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis).
Le président américain Donald Trump, mardi 7 juillet 2020 à la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis). (JIM WATSON / AFP)

Des paroles aux actes. Les Etats-Unis ont confirmé mardi 7 juin avoir officiellement notifié l'ONU du retrait américain de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), accusée par Washington d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus.

La notification sera effective au terme d'un délai d'un an, soit le 6 juillet 2021, ont précisé plusieurs responsables du gouvernement américain, plus gros contributeur de l'organisation.

Joe Biden a aussitôt annoncé son intention d'annuler la décision de Donald Trump "au premier jour" de sa présidence en cas de victoire lors de la présidentielle du 3 novembre. "Les Américains sont plus en sécurité quand l'Amérique s'engage pour renforcer la santé mondiale. Le premier jour de ma présidence, je rejoindrai l'OMS et réaffirmerai notre leadership mondial", a affirmé le candidat démocrate à la Maison Blanche.

Près de trois mois de crise

Cette annonce est la dernière étape d'une crise débutée il y a plusieurs semaines. Le 15 avril, l'administration Trump avait annoncé la suspension temporaire du financement par les Etats-Unis de l'OMS. Un mois plus tard, le président américain avait accusé l'organisation d'être "une marionnette de la Chine", en brandissant la menace d'une suspension définitive de la contribution de son pays.

Fin mai, Donald Trump enfonçait le clou en mettant fin aux relations de son pays avec l'institution, accusée d'avoir "échoué à faire les réformes nécessaires et requises". Il avait alors annoncé vouloir "rediriger" les fonds américains "vers d'autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent".