Les enseignants américains rejettent l'idée d'être armés

La proposition iconoclaste de Donald Trump d'armer les enseignants pour éviter une nouvelle fusillade en milieu scolaire suscite les plus grandes réserves. 

Donald Trump entouré d\'étudiants et de professeurs lors d\'une réunion sur les violences par armes à feu, à la Maison Blanche, à Washington, le 21 février 2018.
Donald Trump entouré d'étudiants et de professeurs lors d'une réunion sur les violences par armes à feu, à la Maison Blanche, à Washington, le 21 février 2018. (MANDEL NGAN / AFP)

"Les parents et les éducateurs rejettent massivement l'idée d'armer les personnels scolaires." La proposition iconoclaste de Donald Trump d'armer les enseignants pour éviter une nouvelle fusillade en milieu scolaire suscite les plus grandes réserves, voire le rejet, des professeurs qui s'imaginent mal en auxiliaires de sécurité.

"Mettre plus de fusils dans nos écoles ne fera rien pour protéger nos élèves et nos éducateurs de la violence par armes à feu", a déclaré Lily Eskelsen Garcia, présidente de la National Education Association (NEA), le plus grand syndicat d'enseignants américain.

Donald Trump a mis sur la table cette proposition hautement controversée mercredi en recevant à la Maison Blanche des familles de victimes de fusillades dans des écoles, dont celle du lycée Marjory Stoneman Douglas de Parland (Floride) qui a fait 17 morts la semaine dernière.

Donald Trump persiste et signe

"Des enseignants/entraîneurs très bien formés et sachant manier les armes résoudraient le problème instantanément avant que la police arrive. GRAND POUVOIR DE DISSUASION!", a-t-il répété jeudi matin sur Twitter.

Randi Weingarten, de la Fédération américaine des enseignants, a répondu que la solution ne pouvait résider dans "une course aux armements" dans les écoles qui deviendraient des "forteresses militaires".