"Le racisme, c'est le mal" : critiqué pour l'ambiguïté de sa première réaction, Trump condamne fermement les violences de Charlottesville

Très critiqué pour sa première réaction jugée ambiguë, le président américain a pris la parole pour condamner fermement les groupes d'extrême-droite à l'origine des violences de Charlottesville.

Le président américain Donald Trump, le 14 août 2017 à Washington (Etats-Unis).
Le président américain Donald Trump, le 14 août 2017 à Washington (Etats-Unis). (NICHOLAS KAMM / AFP)

C'était une déclaration très attendue. Le président américain Donald Trump a fermement dénoncé, lundi 14 août, le racisme, accusant directement les "suprémacistes blancs, le KKK et les néo-nazis" d'être derrière les "violences racistes" à Charlottesville samedi. En marge d'un rassemblement de groupuscules d'extrême droite dans cette ville de Virginie, un militant néofaciste de 20 ans a foncé sur un groupe de contre-manifestants, faisant un mort et une vingtaine de blessés.

"Le racisme, c'est le mal", a déclaré Donald Trump depuis la Maison Blanche. "Et ceux qui provoquent la violence en son nom sont des criminels et des voyous, y compris le KKK, les néo-nazis, les suprémacistes blancs et d'autres groupes haineux qui sont répugnants face à tout ce qui nous est cher en tant qu'Américains""Ceux qui ont agi de manière criminelle lors des violences racistes de ce week-end devront répondre de leurs actes devant la loi, justice sera rendue, a assuré Trump, avant de rappeler : quelle que soit la couleur de notre peau, nous vivons tous avec les mêmes lois, nous saluons le même drapeau".

Une première réaction très critiquée

Depuis plusieurs jours, le président américain était critiqué pour ne pas avoir clairement dénoncé ces violences de l'extrême-droite. Dans un premier temps, il avait en effet condamné les violences mais renvoyé les deux camps dos à dos en pointant une responsabilité "venant de diverses parties". Venant d'un dirigeant que l'on sait prompt à réagir sur Twitter et qui se targue d'appeler un chat un chat, cette réticence initiale à désapprouver nommément ces militants xénophobes avait suscité le malaise.

Elle avait même provoqué lundi matin la démission de Kenneth Frazier, le PDG afro-américain du géant américain de la pharmacie Merck, de ses fonctions de conseiller économique de Donald Trump. "Les dirigeants américains doivent honorer nos valeurs fondamentales en rejetant clairement les manifestations de haine, de sectarisme et toute revendication de suprématie qui nient l'idéal américain voulant que tous les hommes ont été créés égaux", avait-il dénoncé. Là, Donald Trump n'a pas gardé le silence longtemps. Il "aura plus de temps pour se consacrer à réduire les prix totalement abusifs des médicaments", a immédiatement réagi le président américain dans un tweet.