Le conseil de surveillance de Facebook confirme l'interdiction de Donald Trump sur le réseau social

L'ancien chef de cabinet de Donald Trump a estimé que cette décision aurait un effet dissuasif sur la liberté d'expression.

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France Télévisions
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Donald Trump s'adresse à la presse sur la base militaire d'Andrews, dans le Maryland (Etats-Unis), le 20 janvier 2021. (ALEX EDELMAN / AFP)

Le conseil de surveillance de Facebook a décidé, mercredi 5 mai, de maintenir la décision prise par le groupe d'interdire à l'ancien président américain Donald Trump de poster des messages sur sa page Facebook et sur son compte Instagram. Le conseil de surveillance estime toutefois qu'il n'était "pas approprié pour Facebook d'imposer" une sanction d'une durée indéfinie et lui demande de "réexaminer la décision arbitraire imposée le 7 janvier" dans les six prochains mois, a-t-il ajouté dans un communiqué.

Au lendemain de l'assaut des partisans de Donald Trump au Capitole, le réseau social avait suspendu "jusqu'à nouvel ordre" le président sortant pour avoir enfreint ses règles sur l'incitation à la violence. Le conseil de surveillance, dont les décisions sont contraignantes, a jugé que l'ancien locataire de la Maison Blanche "avait créé un environnement où un risque sérieux de violence était possible" avec ses commentaires le 6 janvier, jour de l'attaque. "Au moment de la publication des messages de Donald Trump, il y avait un risque clair et immédiat de préjudice et ses paroles de soutien aux personnes impliquées dans les émeutes ont légitimé leurs actions violentes", a-t-il détaillé.

L'ancien chef de cabinet de Trump déplore "un triste jour pour l'Amérique"

En tant que président, le républicain exerçait une forte influence, a également argué le conseil. "La portée de ses publications était importante, avec 35 millions d'abonnés sur Facebook et 24 millions sur Instagram", a-t-il rappelé. Le conseil a également formulé des recommandations politiques à mettre en œuvre par Facebook "pour élaborer des politiques claires, nécessaires et proportionnées qui favorisent la sécurité publique et respectent la liberté d'expression".

L'ancien chef de cabinet de Trump, Mark Meadows, a condamné cette décision. Il a estimé qu'elle aurait un effet dissuasif sur la liberté d'expression et appelé à une plus stricte régulation ou à un démantèlement du groupe. "C'est un triste jour pour l'Amérique, c'est un triste jour pour Facebook", a-t-il affirmé sur la chaîne Fox News.

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