Iran : la colère ne retombe pas

L'escalade verbale se poursuit entre l'Iran et les États-Unis. L'Iran se dit prêt à passer à l'offensive sur le plan militaire. Face à ces menaces, Donald Trump joue la surenchère.

France 3

Le cercueil du général Qassem Soleimani, pavoisé de rouge, avance lentement dans les rues de Téhéran (Iran), au milieu d'une foule immense. Des dizaines voire des centaines de milliers d'Iraniens convergent vers la place de la Liberté où est accroché un portrait géant de l'ancien patron des opérations extérieures de l'Iran. Pareille foule ne s'était rassemblée depuis la mort de l'ayatollah Khomeini, le fondateur de la République islamique.

"Même la mort de Trump ne serait pas une vengeance suffisante"

À l'université de Téhéran, l'ayatollah Khamenei, dont le général était très proche, a conduit la prière. Les funérailles de Soleimani auront lieu mardi 7 janvier dans sa ville natale. À la télévision, les appels à la vengeance se succèdent. La fille du général promet des jours sombres aux États-Unis. Les gardiens de la Révolution, bras armé du régime, ne sont pas en reste. "Même la mort de Trump ne serait pas une vengeance suffisante. La seule chose qui puisse compenser le sang versé, c'est l'expulsion complète de l'Amérique de la région", jure le général Amir Ali Majizadel, chef de la division aérienne des gardiens de la révolution.

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Des Irakiens protestent, après la frappe américaine ayant tué le général Qassem Soleimani, le 3 janvier 2020, à Bagdad en Irak.
Des Irakiens protestent, après la frappe américaine ayant tué le général Qassem Soleimani, le 3 janvier 2020, à Bagdad en Irak. (AMEER AL MOHMMEDAW / DPA / AFP)