États-Unis : un blocage parti pour durer ?

Les administrations sont bloquées depuis treize jours aux États-Unis et des milliers de fonctionnaires ne sont pas payés. Est-ce parti pour durer ? La correspondante de France Télévisions à Washington, Agnès Vahramian, fait le point sur la situation.

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Donald Trump a promis de construire un mur pour éviter l’afflux de migrants sur le sol américain. Mais il s’oppose aux Démocrates sur le sujet du financement. Un "shutdown" qui semble donc parti pour durer. Agnès Vahramian explique ce qui a changé jeudi 3 janvier. "Cela va durer, parce que chacun campe sur ses positions. D’un côté, Donald Trump qui réclame 5,6 milliards de dollars au Congrès pour la construction du mur, et de l’autre les Démocrates qui viennent d’entrer à la chambre des Représentants. Ils veulent un petit compromis d’1,6 milliard, mais pas un sou de plus. Depuis treize jours, il n’y a pas de négociations, c’est une impasse", explique notre journaliste.

Promesse de campagne

"Pour Trump, la somme demandée n’est pas grand-chose", précise Agnès Vahramian. "Ce n’est pas la fin du monde, c’est moins que ce que dépense le pays en une journée en Afghanistan, a même déclaré le président américain. Il s’entête parce qu’il sait que sa base est absolument à 100 % derrière lui, et qu’il a été élu sur cette promesse du mur. Pour les Démocrates, impossible de céder au premier jour de leur prise de pouvoir pour des raisons politiques. Aussi parce qu’ils vont lancer des commissions d’enquête contre Trump et sa famille", détaille notre journaliste. Les États-Unis sont dans le flou le plus complet.

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\"Si les démocrates accordent [au Président le budget pour le mur mexicain], ce sera une victoire politique majeure qui pourrait favoriser la réélection de Donald Trump en 2020\", selon le chercheur Jean-Éric Branaa (à la Maison Blanche, 2 janvier 2019). 
"Si les démocrates accordent [au Président le budget pour le mur mexicain], ce sera une victoire politique majeure qui pourrait favoriser la réélection de Donald Trump en 2020", selon le chercheur Jean-Éric Branaa (à la Maison Blanche, 2 janvier 2019).  (NICHOLAS KAMM / AFP)