Etats-Unis : un allié de Donald Trump dit vouloir voir Barack Obama mourir et son épouse être "relâchée dans la brousse"

L'homme d'affaires Carl Paladino a été le co-président de la campagne de Donald Trump dans l'Etat de New York.

Carl Paladino, le 5 décembre 2016, dans la Trump Tower à New York.
Carl Paladino, le 5 décembre 2016, dans la Trump Tower à New York. (KENA BETANCUR / AFP)
avatar
franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le
publié le

Le co-président de la campagne de Donald Trump dans l'Etat de New York a déclenché une vive polémique, samedi 24 décembre, en souhaitant la mort de Barack Obama "avant son procès".

Interrogé par l'hebdomadaire new-yorkais Artvoice (en anglais) sur ce qu'il aimerait voir se produire en 2017, Carl Paladino a également affirmé qu'il espérait que le président sortant "contracte la maladie de la vache folle après avoir été surpris ayant des relations avec une Herford", écorchant semble-t-il la race bovine Hereford.

A propos de Michelle Obama, l'homme d'affaires et allié du prochain président américain a lancé : "J'aimerais qu'elle redevienne un homme et qu'elle soit relâchée dans la brousse du Zimbabwe pour qu'elle vive confortablement dans une grotte avec Maxie le gorille."

Pas de réaction de Donald Trump

Ces déclarations outrageuses ont rapidement enflammé les réseaux sociaux. De nombreux élus américains ont aussi réagi aux propos du soutien de Donald Trump. "Paladino a un long passé de déclarations racistes et incendiaires", a fustigé Andrew Cuomo, le gouverneur de l'Etat de New York. Il a fustigé des commentaires "racistes, laids et répréhensibles".

Face aux réactions suscitées par ses propos, Carl Paladino a publié une lettre ouverte dans laquelle il estime que ses remarques "n'ont rien de raciste". Au passage, il s'en est pris à nouveau au couple présidentiel, traitant Barack Obama de "lâche peureux".

Donald Trump, lui, n'a pas réagi directement à ces propos. Une de ses porte-parole, citée par le New York Times (en anglais), a toutefois affirmé que les déclarations de Carl Paladino était "totalement répréhensibles et n'ont pas leur place dans notre discours public".