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Etats-Unis : le Premier ministre canadien chez Donald Trump pour une rencontre délicate

Le Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, rend visite lundi au président américain. La rencontre devrait porter sur les relations commerciales et l'épineux dossier de l'immigration.  

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Justin Trudeau, Premier ministre canadien, ici à New York à l'automne 2016, va rencontrer pour la première fois Donald Trump à la Maison Blanche, lundi 13 février.  (MAXPPP)

Pas moins de cinq ministres, dont celui des Finances et de la Défense, vont accompagner Justin Trudeau, le Premier ministre canadien pour sa rencontre, lundi 13 février, avec le président américain. La visite devrait porter sur les relations économiques entre les deux pays et l'immigration, alors Donald Trump envisage une nouvelle mesure ant-immigration, pour pallier la suspension par la justice du précédent décret.

La diversité canadienne comme une réplique 

La première prise de contact entre les deux hommes a fait l’objet d’une minutieuse préparation côté canadien. Justin Trudeau le féministe, Justin Trudeau qui adore mettre en avant la diversité canadienne, ne peut se permettre de froisser son puissant voisin. En apparence, tout sépare idéologiquement le Premier ministre canadien du président des Etats-Unis. Lorsque Donald Trump a prévu par décret que les ressortissants de sept pays à majorité musulmane ne pourraient plus franchir les frontières américaines le 27 janvier dernier, le premier ministre canadien a répliqué sur son compte Twitter en trois mots, "Bienvenue au Canada".

Le Premier ministre du Canada a ainsi fait référence à un pays qui fait de la diversité une force, avec l'accueil de 250 000 nouveaux arrivants, chaque année.

L'axe du commerce à préserver

Contrairement aux dirigeants européens ou aux chefs des partis d’opposition canadiens, Justin Trudeau ne peut pourtant pas se permettre de prendre son puissant voisin à rebrousse-poil. Il paraît difficile de se fâcher avec un client qui achète 75% des exportations canadiennes. Le Premier ministre canadien se garde bien, par conséquent, d’émettre des critiques directes envers Donald Trump. C’est sa ministre des Affaires étrangères qui est monté au front lorsque le président américain a évoqué d’éventuelles taxes sur les marchandises rentrant aux Etats-Unis. Mercredi 8 février, la ministre, Chrystia Freeland, a parlé de rétorsion côté canadien. Tout cela relevant de la pure hypothèse pour l’instant, a précisé la ministre, avec une prudence à nouveau de mise, lors de la visite prévue lundi à la Maison Blanche.

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