Etats-Unis : l'ancien procureur spécial Robert Mueller témoignera finalement devant le Congrès

Celui qui a mené l'enquête pendant près de deux ans sur l’ingérence russe lors de la présidentielle de 2016 avait été cité à comparaître par deux commissions de la Chambre des représentants.

L’ancien procureur spécial Robert Mueller, le 29 mai 2019, à Washington (Etats-Unis). 
L’ancien procureur spécial Robert Mueller, le 29 mai 2019, à Washington (Etats-Unis).  (TING SHEN / AFP)

Ce dernier rebondissement risque fort de provoquer le courroux de Donald Trump. L'ancien procureur spécial américain Robert Mueller, qui a mené l'enquête pendant près de deux ans sur l'ingérence russe lors de la présidentielle de 2016, va finalement témoigner en public devant le Congrès le 17 juillet. Jerry Nadler, président de la commission judiciaire, s'en est même félicité sur Twitter, mercredi 26 juin.

"Robert Mueller a accepté de témoigner devant le Congrès suite à une citation à comparaître", a également dit sur Twitter Adam Schiff, le président de la Commission du renseignement.

Mais certains élus républicains n'ont pas le même avis. "Deux ans d'enquête n'étaient pas suffisants, ils [les démocrates] veulent plus (...). Ceci n'est pas une tentative de parvenir à la vérité. C'est une tentative de lancer une opération de communication, rien de plus", a ainsi lancé sur Twitter Mark Meadows, membre de l'aile conservatrice du parti républicain.

Témoignage "sensible"

Dans son rapport d'enquête de plus de 400 pages, Robert Mueller avait détaillé les multiples contacts entre Moscou et l'équipe de campagne de Donald Trump, mais avait conclu ne pas avoir de "preuves suffisantes" d'une quelconque entente. Le milliardaire républicain s'était immédiatement jugé "exonéré", alors que du côté démocrate, plusieurs voix s'étaient élevées pour réclamer l'ouverture des démarches en vue de destituer Donald Trump. Car Robert Mueller a aussi fait état de pressions troublantes exercées sur son enquête par le président.

A la surprise générale, l'ancien procureur spécial était alors sorti de son silence fin mai, pour expliquer que ses investigations tentaculaires n'avaient pas lavé Donald Trump de tout soupçon, mais que seul le Congrès était en mesure de poursuivre un président en exercice.