Etats-Unis : en représailles du "shutdown", Donald Trump annule les déplacements de sa rivale démocrate Nancy Pelosi

L'élue démocrate devait normalement s'envoler pour la Belgique, l'Egypte et l'Afghanistan. Vu le contexte, le président américain lui a demandé, jeudi, de rester sur le sol américain.

A gauche, Nancy Pelosi, leader démocrate du Congrès. A droite, Donald Trump, président des Etats-Unis.
A gauche, Nancy Pelosi, leader démocrate du Congrès. A droite, Donald Trump, président des Etats-Unis. (SAUL LOEB / AFP)

Et maintenant, les coups bas. Donald Trump a décidé, jeudi 17 janvier, d'annuler une série de déplacements de Nancy Pelosi à l'étranger à bord d'un avion militaire. Dans son courrier (plein d'ironie), le président américain souligne qu'il serait préférable qu'elle reste travailler à Washington.... où le "shutdown"  dure depuis vingt-sept jours.

"A cause du 'shutdown', je suis dans le regret de vous informer que votre voyage à Bruxelles, en Egypte et en Afghanistan a été reporté. Nous reprogrammerons ce déplacement de sept jours quand le 'shutdown' sera terminé, écrit-il. A la lumière des 800 000 travailleurs américains qui ne reçoivent plus de paye, je suis sûr que vous serez d'accord avec l'idée que reporter les événements liés aux relations publiques est totalement approprié." Non sans humour, Donald Trump lui suggère, toutefois, de prendre "un vol commercial" si elle souhaite réaliser ce déplacement officiel. 

Trois semaines de passe d'armes

Cette lettre, rendue publique par la Maison Blanche, est en fait une réponse directe à une demande formulée un peu plus tôt par Nancy Pelosi. L'élue de San Francisco a en effet suggéré au président américain, mercredi, de reporter le traditionnel discours de l'état de l'Union prévu le 29 janvier. Raison là aussi invoquée : le "shutdown".

Plus de trois semaines maintenant que Nancy Pelosi et Donald Trump se sont engagés dans un bras de fer. Au cœur de leur conflit, le mur à la frontière mexicaine, pour lequel le président américain réclame plus de cinq milliards de dollars. Les démocrates ne veulent pas en entendre parler.