"C'est une idée assez dingue" : Facebook se défend d'avoir influencé l'élection américaine

Le patron du réseau social, Marck Zuckerberg, a répondu aux critique qui ont fleuri depuis l'élection de Donald Trump.

Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, le 12 avril 2016 à San Franscisco (Etats-Unis).
Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, le 12 avril 2016 à San Franscisco (Etats-Unis). (ERIC RISBERG / AP / SIPA)

La parole est à la défense. Cible de nombreuses critiques depuis l'élection de Donald Trump, Facebook contre-attaque. Jeudi 10 novembre,  son directeur général et fondateur, Mark Zuckerberg, a estimé "assez dingue" l'idée que les fausses informations publiées sur le réseau social aient pu influencer le résultat du scrutin présidentiel.

"Si vous croyez ça", a-t-il ajouté lors d'une conférence en Californie, "alors je pense que vous n'avez pas intégré le message que les supporteurs de Trump ont essayé d'envoyer à travers cette élection". Un peu plus tôt, un cadre du groupe, Adam Mosseri, avait pourtant confié au site spécialisé Techcrunch que l'entreprise prenait "les fausses informations très au sérieux" et qu'elle tentait de "réduire leur distribution".

"Facebook rend les fausses informations plus faciles à diffuser"

Le réseau social a fait l'objet de vives critiques depuis mardi. "La manière la plus évidente avec laquelle Facebook a permis la victoire de Trump a été son incapacité (ou son refus) de traiter le problème des canulars ou des fausses infos", a écrit l'éditorialiste du New York Magazine, Max Read, dans un billet intitulé "Donald Trump a gagné grâce à Facebook". 

Le New York Magazine donne quelques exemples de ces fausses informations : "le pape soutient Trump", "Hillary Clinton a acheté pour 137 millions de dollars d'armes illégales" ou "Les Clinton ont acheté une maison à 200 millions de dollars aux Maldives". "Les mensonges et les exagérations ont toujours été un élément central des vraies campagnes politiques. Facebook les a simplement rendus plus faciles à diffuser", écrit Max Read.

Le magazine n'est pas le seul à déplorer cette situation. Techcrunch dénonce "un acteur démesuré", qui "façonne notre compréhension de ce qu'il se passe autour de nous". "Il amplifie et déforme nos idées à travers le prisme d'articles sensationnalistes et souvent mensongers. Et il s'en sort en levant les mains et en lançant 'hey, je ne suis pas un média'".