"C'est l'endroit le plus safe au monde" : en Floride, les joueurs de la NBA terminent la saison dans une "bulle" anti-coronavirus

"Personne ne rentre, personne ne sort", raconte à franceinfo Evan Fournier, le basketteur français des Orlando Magic qui vit actuellement dans l'Etat considéré comme l'épicentre du Covid-19 au États-Unis.

Article rédigé par
Louis de Bergevin - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Le basketteur français Evan Fournier, à Atlanta, dans l'Etat de Géorgie (Etats-Unis), le 26 février 2020. (KEVIN C. COX / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Malgré l'ampleur de l'épidémie de coronavirus aux États-Unis, la NBA (National basket association) entend aller au bout de sa saison, coûte que coûte, mais avec un protocole sanitaire particulier.Toutes les équipes sont enfermées dans une "bulle" hermétique à Orlando, en Floride - État considéré comme le principal foyer du Covid-19 dans le pays - et d'énormes précautions sont prises.

Prise de température et bracelet électronique

Les délégations des 22 équipes sont réunies dans le parc Disneyland. Chacune dans son hôtel, avec son terrain d'entrainement. Tout le monde est testé avant d'entrer dans la bulle. Et les précautions continuent chaque jour, explique le Français des Orlando Magic, Evan Fournier. "On a des tests tous les jours en début de matinée. Dès qu'on se réveille, on est censé prendre sa température avec un thermomètre qui nous est donné, le rentrer dans une application et c'est gardé dans une base de données", raconte-t-il. "Tous les jours, on a donc un bracelet électronique et en fonction de nos résultats, quand on scanne notre bracelet à l'entrée, si tout va bien, la couleur est verte et si ça ne va pas, la couleur est rouge. C'est aussi simple que ça", décrit le basketteur de 27 ans.

On est dans notre bulle et personne ne rentre, personne ne sort.

Evan Fournier, joueur français des Orlando Magic

à franceinfo

Dans la "bulle" sud-américaine des basketteurs, le masque est obligatoire et la distribution de gel hydroalcoolique régulière. Si ailleurs en Floride, les cas de coronavirus explosent, à l'interieur, le protocole est tellement strict qu'Evan Fournier ne s'inquiète pas du tout. "On est en Floride sans vraiment y être. Je pense que c'est désormais l'endroit le plus safe au monde." Selon lui, "toutes les mesures sont prises pour qu'il n'y ait pas de regroupement, les choses sont très bien faites."

Une "bulle" à 150 millions de dollars

Les conditions de cette fin de saison sont exceptionnelles, "du jamais vu" pour Georges Eddy, la voix du basket en France sur Canal+. Cette "bulle" a coûté 150 millions de dollars. Et l'enjeu n'est pas que sportif. "Si les joueurs ne pouvaient pas jouer, Ils perdraient un milliard de dollars en salaires cumulés pour cette saison et la saison prochaine serait dans des conditions sans doute encore très compliquées", affirme Georges Eddy. "Tout le monde a intérêt, sur le plan financier à aller au bout de la saison. Les joueurs, pour récupérer leur salaire, les dirigeants, l'argent du contrat télé... C'est clair que c'est du sport business, c'est une question économique."

Le souhait de tous, c'est qu'il y ait un minimum de joueurs affectés et qu'on puisse aller jusqu'au bout des playoffs, un peu comme au bon vieux temps.

Georges Eddy, commentateur sportif

à franceinfo

Si tout se passe bien à l'intérieur de la bulle, le dernier match de la finale se jouera, au plus tard, le 13 octobre prochain. Trois mois passés sous cloche pour les finalistes. Le premier match des Magic d'Orlando aura lieu le le 31 juillet, face aux Nets de Brooklyn.

En Floride, les joueurs de la NBA terminent la saison dans une "bulle" anti-coronavirus - Reportage de Louis de Bergevin
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