Affaire russe : Donald Trump aurait dicté une déclaration mensongère à son fils

Le fils aîné du président américain avait admis avoir rencontré l'an dernier une avocate présentée comme une émissaire du gouvernement russe en possession d'informations potentiellement compromettantes sur Hillary Clinton.

Le président américain Donald Trump, lundi 31 juillet 2017 à la Maison Blanche.
Le président américain Donald Trump, lundi 31 juillet 2017 à la Maison Blanche. (JIM WATSON / AFP)

La polémique sur l'ingérence russe dans la campagne électorale se rapproche de Donald Trump. Le Washington Post affirme lundi 31 juillet que le président américain avait dicté à son fils aîné une déclaration, dont la véracité est aujourd'hui largement mise en doute, sur la teneur de la rencontre que ce dernier avait eue en juin 2016 avec une juriste russe.

Mi-juillet, le fils aîné du président américain avait admis avoir rencontré l'an dernier l'avocate Natalia Veselnitskaya, qui lui avait été présentée comme une émissaire du gouvernement russe en possession d'informations potentiellement compromettantes sur Hillary Clinton.

Mais "il est très vite apparu qu'elle n'avait aucune information intéressante" et que son réel objectif était d'évoquer l'adoption d'enfants russes par des couples américains dans le cadre d'un programme suspendu par le président russe Vladimir Poutine, avait affirmé le fils aîné de Donald Trump.

Problèmes judiciaires en vue ?

Le Post affirme que c'est le président qui a lui-même dicté cette déclaration à son fils. Il l'aurait fait alors qu'il se trouvait à bord d'Air Force one, de retour du sommet du G20 qui s'est tenu les 7 et 8 juillet à Hambourg (Allemagne). 

Le quotidien affirme que les conseillers de Donald Trump avaient estimé que son fils aîné devait faire un compte rendu fiable de la rencontre, de façon à ce qu'il ne puisse pas être contredit par la suite si de plus amples précisions venaient à voir le jour. Mais le président aurait imposé ses vues, ce qui fait craindre des poursuites à certains de ses proches.

"C'était... inutile", a déclaré au Post un conseiller du président sous couvert d'anonymat. "Il ne pense pas que c'est dangereux sur un plan juridique, il voit ça comme un problème politique qu'il doit résoudre lui-même", a affirmé la même source.

L'un des avocats de Trump, Jay Sekulow, a réagi à cet article, estimant qu'"en plus d'être sans conséquence, ces affirmations sont inexactes et non pertinentes".