Nouvel échange de prisonniers entre l'Iran et les Etats-Unis

La Suisse, qui fait office d'intermédiaire entre les deux pays qui ont rompu leurs relations diplomatiques depuis quarante ans, a confirmé avoir contribué à ce "geste humanitaire" réciproque.

L\'ex-militaire américain Michael White (gauche) pose avec un diplomate américain à Zurich (Suisse), le 4 juin 2020, après sa libération par l\'Iran.
L'ex-militaire américain Michael White (gauche) pose avec un diplomate américain à Zurich (Suisse), le 4 juin 2020, après sa libération par l'Iran. (US STATE DEPARTMENT / AFP)

Les Etats-Unis et l'Iran ont procédé, jeudi 4 juin, à un nouvel échange de prisonniers malgré les tensions extrêmes entre les deux pays ennemis. Michael White, un ex-militaire de la marine américaine arrêté en juillet 2018 en Iran, sera "très bientôt auprès de sa famille en Amérique", a déclaré Donald Trump dans un tweet. Le président des Etats-Unis a promis de continuer à œuvrer pour "la libération de tous les Américains tenus en otage à l'étranger", un dossier sur lequel il a obtenu plusieurs succès depuis trois ans.

Donald Trump remercie la Suisse pour son "aide formidable"

Dans la foulée, Téhéran a annoncé qu'un scientifique iranien, Majid Tahéri, emprisonné en Amérique "pour des raisons fallacieuses", avait été libéré par Washington "en même temps" que Michael White. Il avait plaidé coupable, en décembre, de malversations financières et avait aussi été inculpé pour avoir envoyé un instrument technique en Iran, en contravention avec les sanctions américaines. Mais un juge américain a ordonné jeudi sa remise en liberté, selon les documents judiciaires consultés par l'AFP.

La Suisse, qui fait office d'intermédiaire entre les deux pays qui ont rompu leurs relations diplomatiques depuis quarante ans, a confirmé avoir contribué à ce "geste humanitaire" réciproque. Donald Trump l'a remerciée pour son "aide formidable". En revanche, le retour mercredi en Iran d'un autre scientifique, relâché par les Etats-Unis où il avait été acquitté après près de trois ans de détention pour espionnage, n'est officiellement qu'une coïncidence.