États-Unis : retour à Minneapolis, une ville fracturée

À l’approche de l’élection présidentielle américaine, le débat tournera forcément autour des manifestations contre le racisme. Le 20 Heures retourne à Minneapolis, ville où George Floyd est mort, en mai dernier, alors qu'un policier l'immobilisait avec un genou sur le cou.

Au mois de mai, la ville de Minneapolis s’est embrasée, en colère contre la police. Les plaies sont-elles refermées, quatre mois après la mort de George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans, décédé pendant son arrestation par la police ? Un mémorial lui est dédié dans la ville. Pour Carmen Means, élue du quartier de Central Minneapolis, la police n’a pas changé, malgré l’incarcération de celui qui a posé son genou sur la gorge de George Floyd pendant neuf minutes. "Ils voient toujours les hommes noirs comme dangereux, comme des voleurs, comme inhumains", explique-t-elle.

Des démissions chez les policiers

En quatre mois, la confiance entre la police et les habitants n’est toujours pas revenue. "Certains ont du mal à faire la différence entre l’acte haineux d’un seul policier et les actes héroïques de centaines d’autres", déclare un officier. 70 agents sur 850 ont démissionné. Sur les murs de la ville, on peut lire écrit en grand "abolir la police". La mairie a coupé le budget policier d’un million de dollars.

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Des personnes sont rassemblées le 13 juillet 2020 devant la fresque murale de l'artiste Kenny Altidor en hommage à George Floyd, à New York (Etats-Unis). (STEPHANIE KEITH / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)