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La Corée du Nord condamnée à payer un demi-milliard de dollars à la famille d'un Américain mort peu après sa détention à Pyongyang

Un tribunal de Washington a condamné Pyongyang pour sa responsabilité dans la mort de l'étudiant Otto Warmbier, qui a été incarcéré durant 18 mois dans le pays. Rapatrié dans le coma aux Etats-Unis, il est mort peu après, à l'âge de 22 ans.

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L'étudiant américain Otto Warmbier, escorté vers un tribunal de Pyongyang (Corée du Nord), le 16 mars 2016. (REUTERS)

Un tribunal de Washington (Etats-Unis) a condamné, lundi 24 décembre, la Corée du Nord à payer 501 millions de dollars (440 millions d'euros) pour sa responsabilité dans la mort de l'étudiant américain Otto Warmbier. "Une famille américaine, les Warmbier, a subi directement la brutalité de la Corée du Nord quand (le régime de Pyongyang) a arrêté leur fils pour l'utiliser comme un pion dans les manigances de cet Etat totalitaire et sa confrontation avec les Etats-Unis", a estimé la juge Beryl Howell. Il est toutefois très improbable que la Corée du Nord paie cette somme et les avoirs du régime susceptibles d'être saisis aux Etats-Unis sont maigres.

Il aurait été victime de tortures

Etudiant à l'université de Virginie, Otto Warmbier avait été arrêté à la fin d'un voyage organisé et condamné à quinze ans de travaux forcés pour avoir volé une affiche de propagande. Il est mort en juin 2017, à 22 ans, après son rapatriement, dans le coma, de Corée du Nord, où il avait été détenu pendant 18 mois. Pyongyang a toujours affirmé qu'Otto Warmbier avait contracté le botulisme en prison. Mais la juge a estimé que le régime était "responsable de la torture, de la prise d'otage et du meurtre extrajudiciaire d'Otto Warmbier, ainsi que des blessures infligées à son père et à sa mère, Fred et Cindy Warmbier". Elle a octroyé au total 501 134 683,80 dollars aux parents d'Otto Warmbier, en grande partie au titre de dommages-intérêts.

La juge a notamment cité l'expertise d'un neurologue, selon lequel le jeune homme a probablement souffert de lésions cérébrales, causées par une interruption de plusieurs minutes de l'irrigation sanguine au cerveau. Sur la base de cas connus d'interrogatoires menés par les services nord-coréens, le jeune homme pourrait avoir subi des simulations de noyade ("waterboarding"), des chocs électriques, des étouffements et des arrachements de dents à la pince, a souligné la juge.

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