Sommet sur le climat : les grands pollueurs prennent de nouveaux engagements

L'Union européenne a confirmé une réduction nette d'au moins 55% de ses émissions d'ici 2030 par rapport à 1990.

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France Télévisions
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Des chefs d'Etat apparaissent sur un écran de la Maison Blanche lors du sommet sur le climat organisé en visioconférence par les Etats-Unis, le 22 avril 2021. (BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)

La journée aura signé le retour des Etats-Unis sur le volet de la défense climatique. Plusieurs grands pays pollueurs ont annoncé des engagements renforcés de réduction des gaz à effet de serre censés rapprocher la planète de son objectif de lutte contre le réchauffement, lors du sommet sur le climat organisé en visioconférence par Washington, jeudi 22 avril.

L'accord de Paris sur le climat conclu en 2015 prévoit de maintenir le réchauffement sous les +2°C, si possible +1,5°C, par rapport à l'ère pré-industrielle, mais la première série des contributions déterminées au niveau national des signataires plaçait la planète sur une trajectoire entre +3°C et +4°C. 

Les Etats-Unis doublent leur engagement

Le président Joe Biden a ainsi promis de réduire les émissions de gaz à effet de serre de la première économie mondiale d'entre 50% et 52% d'ici 2030 par rapport au niveau de 2005. Cet objectif double quasiment l'ancien engagement de Washington d'une diminution de 26% à 28% à l'horizon 2025. Le Premier ministre Yoshihide Suga a aussi relevé l'objectif du Japon, cinquième pays en termes d'émissions de CO2, promettant de les réduire de 46% à l'horizon 2030 par rapport à 2013, contre une cible précédente de 26%.

L'Union européenne a elle confirmé une réduction nette d'au moins 55% de ses émissions d'ici 2030 par rapport à 1990. Premier pays pollueur avec plus d'un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre, la Chine n'a pas annoncé de nouvelle ambition mais elle avait déjà créé la surprise en promettant l'an dernier de commencer à les réduire avant 2030 en vue d'une neutralité carbone d'ici 2060. Enfin, le président Vladimir Poutine a aussi assuré que la Russie, quatrième émetteur mondial, tiendrait ses engagements, toutefois jugés considérablement insuffisants par le CAT.

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