Etats-Unis : déjà plus de 300 tueries de masse en 2022

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Etats-Unis : déjà plus de 300 tueries de masse en 2022
Article rédigé par
L. de la Mornais - franceinfo
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Avec la fusillade survenue lundi 4 juillet en marge des célébrations de la fête d'indépendance des Etats-Unis, le nombre de tueries grimpe à 308 en près de six mois. Malgré la volonté de faire avancer les choses, le lobby des armes, soutenu par les conservateurs, est encore trop puissant.

Lundi 4 juillet, jour de la fête de l'indépendance aux Etats-Unis, un homme a ouvert le feu lors des festivités à Highland Park, ville de l’Illinois, proche de Chicago. Il y a au moins six morts selon le premier bilan. Le tireur est en fuite et on assiste à une véritable chasse à l'homme. "Pour l'instant, le tireur n'a toujours pas été arrêté. Selon la police est un jeune homme blanc entre 18 et 20 ans. La police a retrouvé son arme, a priori un fusil d’assaut AR-15, malheureusement classiquement utilisé dans ce type de tueries, qui était sur le toit d’où il a tiré sur la foule", explique Loïc de La Mornais, correspondant à Washington. Le 4 juillet, jour de l'indépendance et l'équivalent de notre 14 juillet. Un jour où tout le monde fait la fête et le drame n'en est évidemment que plus terrible. "Un certain nombre de localités ont annulé les festivités. Mais pour d'autres, la vie continue comme avant, parce que c'est la 308ème tuerie de masse depuis le début de l'année", poursuit-il.

Une évolution difficile

"Les politiques et démocrates essayent de trouver un moyen de réformer ces armes, mais c'est très compliqué. Nous sommes dans un système politique américain qui sur-représente la minorité conservatrice, alors même que 80 % des Américains voudraient un meilleur contrôle de ces armes. Il est très difficile pour le président Biden de faire évoluer ces choses. La NRA, le puissant lobby des armes, a souhaité, quelques heures avant la tuerie, une bonne fête du 4 juillet aux Américains. En leur rappelant que la liberté et l'indépendance, c'était avant tout de pouvoir posséder des armes", conclut Loïc de La Mornais.

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