Facebook supprime des centaines de groupes liés au mouvement complotiste QAnon

Le réseau social précise avoir aussi imposé des restrictions à 1 950 groupes publics et privés liés au mouvement, en cessant notamment de les recommander à ses utilisateurs et en réduisant la probabilité qu'ils apparaissent dans des résultats de recherche.

Le logo Facebook apparaît sur un écran de téléphone, le 22 novembre 2019 à Toulouse (Haute-Garonne).
Le logo Facebook apparaît sur un écran de téléphone, le 22 novembre 2019 à Toulouse (Haute-Garonne). (LILIAN CAZABET / HANS LUCAS / AFP)

Le réseau social Facebook a annoncé, mercredi 19 août, avoir supprimé près de 800 groupes liés au mouvement complotiste QAnon après la publication de messages glorifiant la violence, suggérant l'intention d'utiliser des armes ou cherchant à attirer de nouveaux membres en faisant la promotion de comportements violents.

L'entreprise américaine précise avoir aussi imposé des restrictions à 1 950 groupes publics et privés liés au mouvement, en cessant notamment de les recommander à ses utilisateurs et en réduisant la probabilité qu'ils apparaissent dans des résultats de recherche.

Le réseau social a aussi supprimé 980 groupes qui, selon lui, font la promotion d'émeutes, dont une majorité semblent liés à des groupes d'extrême-droite mais dont un nombre non négligeable sont proches du mouvement de gauche "antifa".

Un risque potentiel de violence, selon le FBI

Le mouvement QAnon est apparu dans le sillage de la théorie dite du "pizzagate" durant la campagne pour l'élection présidentielle de 2016, une théorie selon laquelle de hauts responsables du Parti démocrate américain dirigeaient un réseau pédophile depuis la cave d'une pizzeria de Washington.

Ce mouvement s'appuie sur des publications anonymes mais attribuées à un prétendu haut responsable de l'administration Trump surnommé Q, selon lesquelles des responsables démocrates et des stars d'Hollywood vouent un culte au diable, mangent des enfants ou auraient été remplacés pour certains par des comédiens après avoir été exécutés sur ordre de tribunaux militaires secrets.

Le FBI considère ce mouvement comme un risque potentiel de violence sur le sol américain, certains de ses partisans ayant commis des meurtres et des enlèvements.