États-Unis : pourquoi la photo prise lors de l'assassinat de Robert Kennedy a marqué l'histoire

En juin 1968, un homme tire sur Robert Kennedy, alors candidat favori à la primaire démocrate. Cinquante après, le cliché pris au moment des faits continue de susciter les spéculations. Cette photo a aussi marqué un tournant dans l'histoire des États-Unis.

FRANCE 2

Le 5 juin 1968, un homme tire, en direct, sur Robert Kennedy, le candidat à la primaire démocrate. Cinq ans après l'assassinat de son frère, Robert Kennedy se lance dans la course à la Maison-Blanche. Plus idéaliste que John Kennedy, il dénonce le racisme, la corruption et la guerre du Vietnam. Le 5 juin, il se fait tirer dessus à trois reprises, à l'issue d'un meeting. L'auteur des coups de feu est un Jordanien de 24 ans.

"Pour les Américains, la mort de Robert Kennedy représente la fin de l'innocence"

Robert Kennedy meurt le lendemain. Les photos de l'attentat symboliseront après coup un tournant historique. "Pour les Américains, la mort de Robert Kennedy représente la fin de l'innocence. C’est l'entrée dans une dizaine d'années terribles : l'arrivée au pouvoir de Richard Nixon, les mensonges du Watergate et l'effondrement américain dans la guerre du Vietnam", explique Thomas Snégaroff, journaliste spécialiste des États-Unis.

Les motivations du tueur n'ont jamais été claires, ce qui a contribué à alimenter de nombreuses théories complotistes. Condamné à la perpétuité, l'assassin est toujours en prison en 2018. Après une messe à New York, le cercueil de Robert Kennedy avait été transféré en train à Washington. Sur le parcours, des centaines d'anonymes se rassemblèrent pour dire adieu à un homme et au rêve américain qu'il représentait.

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En juin 1968, un homme tire sur Robert Kennedy, alors candidat favori à la primaire démocrate. Le cliché pris au moment des faits continue de susciter les spéculations.
En juin 1968, un homme tire sur Robert Kennedy, alors candidat favori à la primaire démocrate. Le cliché pris au moment des faits continue de susciter les spéculations. (FRANCE 2)