Ariel Castro, le tortionnaire de Cleveland, condamné à la prison à vie

Cet homme de 53 ans a séquestré, battu, et violé pendant dix ans trois jeunes femmes.

Ariel Castro, 53 ans, évoque l\'enfant qu\'il a eu avec Amanda Berry, lors d\'une audience devant la cour, jeudi 1er août 2013, à Cleveland (Ohio).
Ariel Castro, 53 ans, évoque l'enfant qu'il a eu avec Amanda Berry, lors d'une audience devant la cour, jeudi 1er août 2013, à Cleveland (Ohio). (AARON JOSEFCZYK / REUTERS)

Le tortionnaire de Cleveland (Ohio) ne sortira jamais de prison. Ariel Castro, 53 ans, avait plaidé coupable de la séquestration et des viols, pendant dix ans, de trois jeunes femmes. Michelle Knight, 32 ans, Amanda Berry, 27 ans, et Gina DeJesus, 23 ans, avaient été délivrées de leur calvaire le 6 mai. Ariel Castro a été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération anticipée, jeudi 1er août, conformément à un accord passé vendredi avec la justice, afin d'échapper à la peine capitale. 

Lors d'une audience destinée à déterminer sa peine, le juge a notamment condamné Ariel Castro pour "meurtre aggravé". Il avait mis un terme à la grossesse d'une de ses captives en la rouant de coups pendant son calvaire. Des centaines d'autres chefs d'accusation pesaient sur l'accusé.

"Je ne suis pas un monstre, je suis malade"

Pour tenter d'expliquer ses actes, il a répété avoir été agressé sexuellement lorsqu'il était jeune et être devenu accro au sexe et à la pornographie. "Je ne suis pas un monstre, je suis malade", a-t-il clamé. 

France 2 - Stéphanie Pérez

A l'occasion de cette ultime audience, le bourreau, ainsi que ses trois victimes, sont revenus en détail sur les dix années écoulées. Dix années pendant lesquelles les trois jeunes femmes, originaires de la ville, ont été retenues prisonnières dans le pavillon de cet ancien chauffeur de bus. "Il y avait une certaine harmonie à la maison", a affirmé Ariel Castro dans son récit, incapable d'expliquer pourquoi il avait retenu captives les trois jeunes femmes. Il a par ailleurs nié les violences, tout en demandant pardon aux victimes.