Détroit d'Ormuz : une enquête ouverte après la collision d'un pétrolier britannique avec un bateau de pêche

Ce pétrolier battant pavillon britannique a été saisi par l'Iran vendredi. Il est ancré samedi au port de Bandar Abbas, dans le sud du pays.

Un pétrolier dans le détroit d\'Ormuz, le 21 décembre 2018.
Un pétrolier dans le détroit d'Ormuz, le 21 décembre 2018. (HAMAD I MOHAMMED / REUTERS)

Le détroit d'Ormuz est toujours le théâtre de tensions entre les Etats-Unis et l'Iran. Un pétrolier battant pavillon britannique, saisi vendredi soir par les Gardiens de la Révolution iraniens, pour "non respect du code maritime international", est ancré au port de Bandar Abba, dans le sud de l'Iran, samedi 20 juillet. Une enquête a été ouverte après la collision de ce tanker avec un bateau de pêche, ont indiqué les autorités portuaires.

Le directeur général de l'organisation portuaire et maritime de la province de Hormozgan, où est situé le port, a affirmé que le Stena Impero était "entré en collision avec un bateau de pêche sur sa route. Et conformément à la loi, après un accident il est nécessaire d'enquêter sur les causes". "L'enquête sur les causes de l'accident a été ouverte [samedi] par les experts", a ajouté Allah-Morad Afifipoor, cité par l'agence de presse iranienne Fars.

Le détroit d'Ormuz déconseillé aux navires britanniques

Après la collision, les personnes à bord du bateau de pêche ont "contacté le navire britannique mais n'ont pas reçu de réponse", selon Allah-Morad Afifipoor. Ils ont alors informé l'Autorité portuaire de Hormozgan "conformément aux procédures légales". Les 23 membres d'équipage sont tous à bord, a-t-il précisé. Dix-huit dont le capitaine sont de nationalité indienne et les cinq autres sont de nationalité philippine, lettone ou russe. Le propriétaire de ce tanker est suédois.

En réaction à la saisie du Stena Impero, le Royaume-Uni a recommandé samedi aux navires britanniques de rester "en dehors de la zone" du détroit d'Ormuz pour une "période provisoire". "Nous restons profondément préoccupés par les actions inacceptables de l'Iran, qui constituent un défi évident à la liberté de navigation internationale. Nous avons conseillé aux navires britanniques de rester en dehors de la zone pour une période provisoire", a affirmé un porte-parole du gouvernement britannique.

Un appel à libérer le pétrolier

De son côté, la France appelle les autorités iraniennes à "libérer dans les meilleurs délais" le pétrolier britannique. Le ministère des Affaires étrangères exprime sa "grande préoccupation" en estimant qu'"une telle action nuit à la nécessaire désescalade des tensions dans la région du Golfe". "Nous la condamnons fermement et exprimons notre pleine solidarité avec le Royaume-Uni", ajoute le ministère dans un communiqué.

Au même moment l'Allemagne a demandé la même chose. "Une nouvelle escalade serait très dangereuse pour la région", a averti le ministère des Affaires étrangères allemand.