Contre le Black Friday, optez pour le « Green Friday  »

A l’occasion du Black Friday, certains ont décidé de boycotter cet évènement avec la création d’un « Green Friday », un mouvement qui encourage le recyclage des appareils. 

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Brut.France Télévisions

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Ce vendredi 24 novembre, c’était le Black Friday. Cette journée importée des États-Unis est célébrée au lendemain de Thanksgiving. Véritable concept marketing, le Black Friday est le sacre de la surconsommation. C’est LA journée des promotions et des réductions colossales. 

Cette journée séduit d’ailleurs plus d’un Français sur trois. En 2016, 735 000 000 euros ont été dépensés dans la journée, soit 127 000 euros par minute. 

Mais en parallèle de cet évènement, cette semaine est aussi dédiée à la réduction des déchets. En 2016, le poids de nos déchets électroniques en France était de 9kg par personne, alors qu’il était de 80 grammes il y a dix ans. Certains ont donc décidé de boycotter le Black Friday en créant le « Green Friday ». 

Il n’est ni bon pour l’homme, ni bon pour la planète »

Emery Jacquillat, PDG de Camif.fr

A l’origine de cette initiative il y a la fédération Envie, le réseau d’entreprises de l’économie sociale et solidaire, soutenu depuis par l’entreprise Camif. Leur objectif est de sensibiliser aux alternatives de consommation autour du renouvellement plutôt que de l’achat neuf. L’augmentation des achats de vêtements par personne a effet augmenté de 60% depuis 15 ans. Parmi les industries polluantes, le textile arrive en seconde position, après le pétrole. 

Pour Emery Jacquillat, le PDG de Camif : « On veut dire stop au Black Friday, il est ni bon pour l’homme, ni bon pour la planète. On veut illustrer des initiatives, des associations qui sont engagées dans des modèles alternatifs qu’il est absolument nécessaire qu’on adopte si on veut s’en sortir tous ensemble sur Terre. » En réaction au Black Friday, il a décidé de boycotter l’évènement en fermant complètement son site toute la journée. Il ne vendra aucun produit et redirigera les visiteurs vers des alternatives pour consommer mieux.

Engagé depuis 2009 dans une consommation responsable, il a « l’impression qu’on est comme sur le Titanic, tout le monde sait qu’on a pris un iceberg, qu’on va couler et on continue à faire la fête. » Pour lui, il y a urgence : « Il faut changer de manière radicale, très rapidement, notre façon de consommer et de produire sinon le réchauffement climatique nous échappe. »

(CHARLIE RIEDEL/AP/SIPA / AP)