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Attentats de Boston : les parents d'une victime ne veulent pas voir Tsarnaev mourir

Dans le "Boston Globe", le couple demande que la peine de mort ne s'applique pas à l'auteur des attaques et espèrent une réclusion à perpétuité. 

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France Télévisions
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Un homme installe un mémorial pour les victimes des attentats du marathon de Boston, le 15 avril 2014.  ( BRIAN SNYDER / REUTERS )

Ils ont perdu leur fils de 8 ans dans les attentats de Boston, mais ne souhaitent pas le même sort à l'auteur des attaques. Les parents de la plus jeune victime des attentats de 2013 ont demandé, vendredi 17 avril, aux procureurs d'"abandonner la peine de mort" encourue par l'auteur du carnage Djokhar Tsarnaev.

Dans une lettre émouvante publiée par le quotidien Boston Globe (en anglais), Bill et Denise Martin se disent en faveur d'un accord qui verrait Djokhar Tsarnaev, 21 ans, finir ses jours en prison, sans possibilité de libération, s'il renonce à tous ses droits de faire appel. Le jeune musulman d'origine tchétchène, citoyen américain depuis 2012, a été reconnu coupable des attentats le 8 avril dernier. Un jury fédéral doit maintenant décider de sa peine : réclusion à perpétuité ou peine de mort.

La procureure fédérale ne peut rien dire

"L'accusé a assassiné notre fils de 8 ans, mutilé notre fille de 7 ans, et volé une partie de notre âme. Nous savons que le gouvernement a ses raisons pour demander la peine de mort, mais la poursuite de cette punition pourrait conduire à des années d'appels, et prolonger le fait de revivre le jour le plus douloureux de notre vie. Nous espérons que nos deux autres enfants n'auront pas à grandir hantés par le rappel de ce que l'accusé leur a pris, ce qui sera sans nul doute le cas s'il y a des années d'appel", ont écrit Bill et Denise Martin. "Pour arrêter la douleur, abandonnez la peine de mort", demandent-ils.

La procureure fédérale Carmen Ortiz a indiqué en réponse qu'elle était tenue à la confidentialité et "ne pouvait donc pas commenter" le contenu de cette lettre. "Mais je l'ai déjà assuré à la fois à Bill et Denise, je me soucie profondément de leur point de vue et de celui des autres victimes et survivants", a-t-elle écrit dans un communiqué.

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