A Boston, des chiens réconfortent les victimes des attentats

Dressés pour aider les personnes, cinq golden retrievers sont arrivés dans la ville, pour apporter un "soutien émotionnel" aux blessés.

Libby et Cali, deux chiens de confort, à Newtown (Etats-Unis), le 20 décembre 2012, auprès de proches de victimes de la fusillade de l\'école Sandy Hook.
Libby et Cali, deux chiens de confort, à Newtown (Etats-Unis), le 20 décembre 2012, auprès de proches de victimes de la fusillade de l'école Sandy Hook. (JOSHUA LOTT / REUTERS)

Ils s'appellent Maggie, Addie, Luther, Ruthie, et Isaiah. Cinq "chiens de confort" sont arrivés avec leurs maîtres, mercredi 17 et jeudi 18 avril, à Boston. Selon le site américain Buzzfeed, ils sont "entraînés à rendre des services", et à fournir un "soutien émotionnel" aux victimes de catastrophes, comme les attentats qui ont endeuillé la ville du Massachusetts, lundi.

Les services de Maggie et de ses collègues canins sont offerts par l'association K9-Parish Comfort Dogs, liée à l'église luthérienne. Depuis l'âge de 8 semaines, Maggie, Addie, Luther, Ruthie, et Isaiah, âgés de 1 à 2 ans, sont dressés, à Addison, dans l'Illinois, raconte Today.com (en anglais). Mais ces derniers mois, les cinq golden retrievers étaient en mission auprès des familles des victimes de la tuerie de Newtown, dans le Connecticut, où une fusillade a fait 26 morts dans une école, en décembre dernier.

"Ils absorbent les sentiments"

En plus de les aider au quotidien, à s'habiller, à attraper des objets, ces chiens "absorbent réellement les sentiments des personnes qui les entourent", explique l'une de leurs dresseuses, à Buzzfeed. Après avoir rendu visite aux blessés dans les hôpitaux de Boston, mercredi, les chiens passent une partie de leur temps sous le porche d'une église luthérienne, à quelques centaines de mètres des lieux des explosions, explique le magazine Time (en anglais), où ils reçoivent des caresses de nombreux passants.

Ils sont 67 aux Etats-Unis, selon Time, et certains possèdent même un compte Twitter, comme Louie, qui n'est pas à Boston, mais soutient ses confrères.