Affaire Epstein : nouveau refus de libération sous caution pour Ghislaine Maxwell, ex-collaboratrice du milliardaire

Pour la troisième fois, la demande de libération sous caution de l'ancienne compagne de Jeffrey Epstein a été refusée, lundi.

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France Télévisions
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Ghislaine Maxwell, l'ancienne collaboratrice du financier Jeffrey Epstein, lors d'une conférence de presse sur les océans, le 25 juin 2013. (REUTERS TV / REUTERS)

Elle va devoir rester en prison. Ghislaine Maxwell, l'ex-collaboratrice de Jeffrey Epstein inculpée aux Etats-Unis pour trafic de mineures, s'est vu refuser lundi 22 mars, pour la troisième fois, une libération sous caution.

Après avoir demandé en vain sa remise en liberté en juillet puis en décembre 2020, la fille du défunt magnat des médias britanniques Robert Maxwell avait cette fois proposé de renoncer notamment à ses nationalités britannique et française, pour apaiser les craintes des procureurs qu'elle puisse partir à l'étranger pour échapper à la justice américaine. En vain. La juge fédérale de Manhattan Alison Nathan a estimé qu'"aucune combinaison de conditions" ne pouvait "raisonnablement" assurer qu'elle se présenterait bien au tribunal si elle était libérée avant son procès, censé démarrer en juillet.

Elle dénonce ses conditions de détention jugées trop strictes

Ghislaine Maxwell, 59 ans, ne cesse de dénoncer les conditions de sa détention préventive. Le mois dernier, cette habituée de la jetset a affirmé avoir "subi des violences physiques" aux mains de gardiens de sa prison de Brooklyn. Elle dénonce aussi une surveillance selon elle exagérée, avec notamment une lampe qui balaie le plafond de sa cellule toutes les 15 minutes, la nuit, en raison de risques de suicide présumés.

Interpellée dans le New Hampshire, Etat du nord-est des Etats-Unis, en juillet 2020, après plusieurs mois de cavale, Ghislaine Maxwell est soupçonnée d'avoir recruté pour Jeffrey Epstein des adolescentes dans plusieurs villes du monde.

Elle est confrontée à six chefs d'accusation, dont trafic de mineures et incitation à la prostitution entre 1994 et 1997, et d'avoir menti sous serment en 2016 dans le cadre d'une procédure civile. Elle risque la prison à vie en cas de condamnation.

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