Turquie : un attentat-suicide revendiqué par le PKK fait deux blessés à Ankara

La Turquie a mené des frappes aériennes au Kurdistan irakien, quelques heures après l'attaque de l'organisation au cœur de la capitale turque.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Vue d'un véhicule endommagé, utilisé par des terroristes pour perpétrer un attentat à Ankara (Turquie), le 1er octobre 2023. (AHMET OKUR / ANADOLU AGENCY / AFP)

Une forte explosion a retenti, dimanche 1er octobre dans la matinée, à Ankara, en Turquie. L'attentat a été revendiqué, dans l'après-midi, par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme une organisation terroriste par Ankara, mais aussi par ses alliés occidentaux comme les Etats-Unis et l'Union européenne. Il est en lutte armée contre le gouvernement turc depuis le milieu des années 1980.

L'attaque suicide a visé le siège de la police. Le ministre de l'Intérieur, Ali Yerlikaya, a précisé devant la presse que l'un des deux assaillants s'était fait exploser et que l'autre avait été abattu. Deux policiers ont été légèrement blessés.

La Turquie frappe le Kurdistan irakien

En réponse, des frappes turques ont visé dimanche soir plusieurs secteurs du Kurdistan autonome dans le nord de l'Irak, a indiqué à l'AFP un responsable local, Ankara confirmant avoir visé "20 cibles" utilisées par des combattants kurdes turcs du PKK. Le ministère turc de la Défense a reconnu une "opération aérienne" dans le nord de l'Irak pour "neutraliser le PKK".

Le PKK est au cœur de la controverse entre la Turquie et la Suède, à propos de l'entrée de cette dernière dans l'Otan que le Parlement turc, qui reprenait dimanche ses travaux, est supposé valider après dix-sept mois d'attente. Depuis mai 2022, la Turquie traîne des pieds pour confirmer l'entrée de ce pays scandinave en arguant de sa clémence envers les "terroristes" et les mouvements kurdes.

Dimanche, le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, a rapidement assuré que son pays "confirme une fois de plus son engagement en faveur d'une coopération à long terme avec la Turquie dans la lutte contre le terrorisme". De nombreux responsables étrangers ont également apporté leur soutien à la Turquie, exprimant leur "solidarité" et condamnant l'attaque, à commencer par l'Union européenne.

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