Turquie : un an après le putsch manqué

Le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdoğan, entend bien profiter de l'anniversaire du putsch manqué pour asseoir encore un peu plus son pouvoir.

France 2

À la veille de la date anniversaire du putsch manqué, Recep Tayyip Erdoğan décide de frapper fort. Il publie un décret. 7 563 noms de policiers, soldats, membres de ministère sont limogés le 14 juillet. "On me demande ce que vont devenir tous ces gens que j'ai virés. Qu'ils aillent travailler dans le privé ! Pourquoi devrais-je m'inquiéter pour eux, l'État a pris soin d'eux pendant des années et ils ont trahi l'État", a déclaré le président turc.

L'état de droit recule

Cette trahison pour le président Recep Tayyip Erdoğan, c'est cet homme : le prédicateur Fethullah Gulen. Il est réfugié aux États-Unis accusé d'être à l'origine du coup d'état manqué. Depuis un an, 45 000 personnes ont été arrêtés et 150 000 limogées. Magistrats, policiers, militaires, avocats ou encore universitaires, ils sont tous soupçonnés d'avoir participé au coup d'état. Dans tous les domaines, l'état de droit a reculé.

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Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, lors de son discours à Ankara (Turquie), le 2 mai 2017. 
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, lors de son discours à Ankara (Turquie), le 2 mai 2017.  (KAYHAN OZER / ANADOLU AGENCY / AFP)