Turquie : quelles conditions pour mettre fin aux violences ?

En direct d'Istanbul, la journaliste Fatma Kizilboga nous apporte son éclairage sur le regain de tensions entre Ankara et le PKK.

FRANCE 3

Deux nouvelles attaques ont eu lieu ce lundi 10 août à Istanbul : l'une contre un commissariat et l'autre contre le consulat américain. Ces deux opérations portent la marque d'un groupe d'extrême gauche et du PKK.

Le commandement militaire du PKK a déclaré aujourd'hui qu'il serait prêt à déposer les armes, "à condition que les conditions de détention de son chef Abdullah Öcalan soient améliorées et qu'Ankara accepte de négocier directement avec lui une résolution de la question kurde", rapporte Fatma Kizilboga, la correspondante de France 3 en Turquie. Le PKK exige "une solution démocratique", c'est-à-dire, une amélioration des droits de la communauté kurde de Turquie, explique la journaliste.

Bras de fer

Le gouvernement turc campe sur ses positions. Il affirme que le processus de paix restera suspendu jusqu'à ce que le PKK accepte de se retirer de la Turquie pour de bon et de déposer les armes. La situation semble donc bloquée. "On est en train d'assister à un bras de fer, comme on a déjà pu le voir dans le passé et qui va cesser lorsque l'un des deux partis acceptera de faire des concessions", conclut la correspondante de France 3.

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Un avion de transport turc décolle de la base base d\'Incirlik, à Adana en Turquie, le 26 juillet 2015.
Un avion de transport turc décolle de la base base d'Incirlik, à Adana en Turquie, le 26 juillet 2015. (MURAD SEZER / REUTERS)