Turquie : 3 morts et 40 blessés après un attentat à la voiture piégée

L'explosion a retenti dans la ville de Van, dans l'est du pays, jusqu'ici épargnée par les attaques du Parti des travailleurs du Kurdistan.

Trois personnes ont été tuées et quarante ont été blessées à Van, dans l\'est de la Turquie, par un attentat à la voiture piégée devant un commissariat, jeudi 17 août.
Trois personnes ont été tuées et quarante ont été blessées à Van, dans l'est de la Turquie, par un attentat à la voiture piégée devant un commissariat, jeudi 17 août. (GOOGLE MAPS)

Trois personnes ont été tuées et quarante ont été blessées à Van, dans l'est de la Turquie, par un attentat à la voiture piégée, jeudi 17 août. L'attaque a visé un commissariat de police situé dans le quartier central, indique Mehmet Parlak, un responsable du gouvernorat local, cité par l'agence de presse pro-gouvernementale Anadolu. Ce responsable a attribué l'attentat au "groupe terroriste régional", formule par laquelle les autorités désignent le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), organisation rebelle kurde illégale.

Les trois personnes tuées étaient toutes des civils et deux des 40 blessés sont des policiers, précise encore Mehmet Parlak. A la suite de l'attentat, des policiers ont arrêté sur les lieux un militant qui était blessé et soupçonné d'avoir amené la voiture piégée devant le commissariat. Ce militant a été conduit au quartier général de la police à Van pour y être interrogé.

Dee nombreuses attaques depuis la fin du cessez-le-feu

Des centaines de policiers et de militaires ont été tués lors des attaques quasi-quotidiennes du PKK, depuis qu'un cessez-le-feu entre les rebelles kurdes et les forces gouvernementales a pris fin en 2015. Mais jusqu'ici, les attaques avaient épargné la ville de Van, à population mixte kurde et turque, qui est une destination touristique très populaire. Les attentats se sont poursuivis les dernières semaines, y compris après le coup d'Etat manqué du 15 juillet. Le gouvernement s'est engagé à poursuivre ses opérations pour éliminer le PKK, bien que l'armée soit affaiblie par la purge massive.

Plus de 40 000 personnes ont été tuées depuis que le PKK a pris les armes en 1984 pour obtenir la création d'un Etat kurde indépendant dans l'est de la Turquie. A présent, ses revendications portent principalement sur les droits de l'importante minorité kurde et sur l'obtention d'une autonomie pour les régions habitées par les Kurdes.