Turquie : un pays divisé après la tentative de putsch

Les autorités turques procèdent à des milliers d'arrestations, après le coup d'État raté par une poignée de généraux de l'armée, vendredi 15 juillet.

France 2

En Turquie, des juges, policiers, magistrats et généraux de l'armée continuent d'être arrêtés, après le putsch manqué de vendredi 15 juillet. Jusqu'où tout ça peut aller ? "Erdogan l'a répété : les traîtres seront éradiqués et le rétablissement de la peine de mort est même évoqué pour juger les coupables", explique Stéphanie Pérez, à Istanbul.

Pire après le coup d'État ?

La Turquie veut défendre sa démocratie, mais c'est un pays plus que jamais divisé, sur les moyens d'y parvenir. Dans le quartier populaire où a grandi Ergoan, il y a ses plus fidèles électeurs. "Nous l'aimons, nous le croyons", témoigne une femme. Ici, on est d'accord sur la purge qui est actuellement réalisée par le gouvernement. "Il faut se débarrasser des brebis galeuses", lance un homme.
Mais l'ambiance n'est pas la même dans un autre quartier, moderne, cossu. Ici, il y a beaucoup d'opposants au régime. Même si la majorité n'a pas soutenu le coup d'État, les habitants craignent les représailles. Des étudiants disent que "le gouvernent n'écoute plus la voix du peuple" et tous craignent qu'après le coup d'État, "ce soit pire".

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Le président Recep Tayyip Erdogan salue ses partisans, après les obsèques d\'une des victimes du putsch militaire, à Istanbul (Turquie), le 17 juillet 2016. 
Le président Recep Tayyip Erdogan salue ses partisans, après les obsèques d'une des victimes du putsch militaire, à Istanbul (Turquie), le 17 juillet 2016.  (ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS)