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Après le putsch raté, la purge se poursuit en Turquie avec le limogeage de 2 560 membres de l'administration religieuse

Depuis le coup d'Etat manqué du 15 juillet, des dizaines de milliers de fonctionnaires ont déjà été congédiés, notamment dans l'armée, la justice, la presse et l'enseignement.

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Des manifestants contre le putsch avorté du 15 juillet, à Istanbul (Turquie), le 7 août 2016. (VELI GURGAH / ANADOLU AGENCY / AFP)

Après le putsch avorté, la purge se poursuit. La Direction des affaires religieuses (Diyanet), puissante institution publique turque, annonce, mardi 9 août, avoir procédé au limogeage de 2 560 employés. Ils viennent s'ajouter aux 1 112 employés déjà congédiés.

Forte de plus de 100 000 fonctionnaires, la Diyanet, directement liée au Premier ministre, a été créée pour assurer le contrôle de l'islam sunnite, le courant de l'islam dominant en Turquie. Elle est critiquée par les laïcs pour traiter autrement les autres courants musulmans, notamment la minorité progressiste alévie.

Accusés d'être liés à l'imam Fethullah Gülen

Depuis le coup d'Etat manqué du 15 juillet, 16 000 personnes ont été inculpées et des dizaines de milliers de fonctionnaires ont été limogés, notamment dans l'armée, la justice, la presse et l'enseignement. Ils sont soupçonnés d'être liés à Fethullah Gülen. La Turquie a demandé l'extradition de l'ex-imam, exilé aux Etats-Unis, accusé d'avoir ourdi le putsch.

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