Le contrôle automatique des passagers expérimenté sur les Thalys et les Eurostar

Les données renseignées par les voyageurs qui achètent un billet de ces compagnies seront échangées en amont entre quatre pays européens afin de pouvoir être contrôlées par les autorités.

Des passagers font face au terminal Eurostar à la gare St. Pancras de Londres, le 21 août 2016.
Des passagers font face au terminal Eurostar à la gare St. Pancras de Londres, le 21 août 2016. (ANDY RAIN / EPA)

La France, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Belgique se sont mis d'accord pour expérimenter d'ici à "la fin de l'année" le contrôle automatique et préalable des passagers des Thalys et des Eurostar, selon le ministère de l'Intérieur belge, vendredi 27 janvier.

Concrètement, les données renseignées par les voyageurs qui achètent un billet de ces compagnies seront échangées en amont entre ces quatre pays afin de pouvoir être contrôlées automatiquement par les autorités, a expliqué une porte-parole du ministère.

Détecter les profils à risque

Selon ce dernier, les quatre pays concernés vont, dans un premier temps, développer une "task force" pour discuter des modalités de mise en place du dispositif. 

Les passagers sont déjà contrôlés dans les Eurostar, le Royaume-Uni ne faisant pas partie de l'espace Schengen. Mais les contrôles ne sont pas systématiques dans les Thalys, dans lequel un jihadiste marocain avait tenté de commettre un attentat en août 2015.

Le transfert des données des dossiers passagers (PNR) est déjà prévu par une directive européenne, qui doit entrer pleinement en application en 2018, mais celle-ci ne concerne "que les avions, pas les trains", a souligné le ministère de l'Intérieur belge. Ce dispositif vise à détecter les profils à risque chez les voyageurs, notamment ceux susceptibles de préparer des attaques terroristes.