Offensive turque en Syrie : Donald Trump estime que les Kurdes du PKK sont une plus grande "menace terroriste" que l'Etat islamique

Donald Trump a revendiqué haut et fort son choix de retirer les troupes américaines du nord de la Syrie.

Donald Trump, le 16 octobre 2019, à Washington. 
Donald Trump, le 16 octobre 2019, à Washington.  (MICHAEL REYNOLDS / AFP)

Quelques heures avant la rencontre de Mike Pence avec Recep Tayyip Erdogan, Donald Trump a durci son discours sur les rebelles kurdes. "Le PKK, qui fait partie des Kurdes, comme vous le savez, est probablement pire en termes de terrorisme et une plus grande menace terroriste en bien des aspects que l'Etat islamique", a affirmé le président américain, mercredi 16 octobre, lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche. 

Après le retrait de militaires américains de cette zone, la Turquie a lancé, le 9 octobre, une offensive dans le nord de la Syrie contre une milice kurde, le YPG, qu'elle considère comme la branche syrienne du PKK. Au micro, Donald Trump a revendiqué haut et fort son choix de retirer les troupes américaines du nord de la Syrie.

"Je ne lui ai pas donné de feu vert"

Il a cependant nié avoir donné son accord au président turc pour une offensive militaire, comme le lui reprochent de nombreuses critiques au sein même de son camp. "Je ne lui ai pas donné de feu vert. Quand vous dites ça, c'est très trompeur, a lancé le président américain. C'était l'inverse d'un feu vert. D'abord, nous n'avions quasiment pas de soldats là-bas. Ils étaient partis pour la plupart."

Malgré la rencontre programmée entre son vice-président et Recep Tayyip Erdogan, Donald Trump a fait part de son refus de s'impliquer dans le conflit. "Je ne vais pas m'impliquer dans une guerre entre la Turquie et la Syrie, a-t-il affirmé. Nous avons une situation dans laquelle la Turquie prend des territoires à la Syrie. La Syrie n'est pas contente. Laissons-les trouver une solution."