Syrie : la France et ses alliés veulent un "calendrier précis" pour le départ d'Assad

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a réuni mardi soir les alliés occidentaux et arabes de la France afin de préparer les pourparlers internationaux sur la Syrie qui auront lieu à Vienne en fin de semaine. Face à l'Iran et à la Russie, soutiens de Damas, une seule position : le départ de Bachar al-Assad "dans un calendrier précis".

(Laurent Fabius a réuni mardi soir les alliés occidentaux et arabes de la France sur le dossier syrien © MaxPPP)

"Nous nous sommes concertés sur les modalités d'une transition politique garantissant le départ de Bachar al-Assad dans un calendrier précis", a  annoncé mercredi Laurent Fabius dans un communiqué. Le chef de la diplomatie française a réuni mardi soir, pour un dîner de travail consacré à la Syrie, des représentants de quatre pays arabes (Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Jordanie et Qatar), de la Turquie, des Etats-Unis, de l'Allemagne, de l'Italie et du Royaume-Uni. "Cette réunion utile a permis de préparer les réunions de Vienne auxquelles je participerai" , a précisé le ministre.

L'Iran participera pour la première fois aux négociations

La France et ses alliés se sont également entendus "sur la nécessité de poursuivre leurs efforts de luttre contre Daech en Syrie tout en soutenant l'opposition syrienne modérée, dont le rôle dans les futures négociations a été souligné". Mais cette position risque de se heurter celle de la Russie et de l'Iran, principaux soutiens du régime de Damas.

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Téhéran participera pour la première fois vendredi à ces pourparlers internationaux sur la Syrie. Un tournant diplomatique majeur. La Russie insistait depuis le début du conflit en 2011 sur la participation de l'Iran, mais les Etats-Unis y étaient jusque-là farouchement opposés. Les relations entre les deux pays se sont améliorées ces derniers mois, notamment avec l'accord sur le nucélaire iranien.

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Quoi qu'il en soit, le ministre allemand des Affaires étrangères a d'ores et déjà fait part de son pessimisme quant à l'issue de ces négociations : "Je ne m'attends pas à la grande percée, a déclaré mercredi Frank-Walter Steinmeier,  pour cela le conflit est bien trop brûlant et les différences dans les positions trop grandes."