Soixante-dix tués dans des affrontements lundi en Syrie

Plus de 70 personnes ont péri dans des violences lundi en Syrie, selon le bilan d'une ONG.

Lors d\'une manifestation à Damascus en Syrie, le 19 septembre, un manifestant brûle un portrait du président Bachar Al-Assad. 
Lors d'une manifestation à Damascus en Syrie, le 19 septembre, un manifestant brûle un portrait du président Bachar Al-Assad.  (YOUTUBE/AFP)

La révolte populaire initiée il y a huit mois contre le régime du président Bachar Al-Assad est toujours réprimée dans le sang. Lundi a été l'une des journées les plus meurtrières dans le pays : 70 tués, compte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

Alors que le ministre des Affaires étrangères syrien a estimé lundi 14 novembre que le pays se dirigeait "vers la fin de la crise", 27 civils ont péri dans des affrontements avec les forces de sécurité du régime. Trente-quatre soldats et 12 déserteurs présumés sont morts lors d'accrochages armés, et 60 personnes ont été blessées.

Parmi les victimes, 23 ont été tuées dans la province de Deraa, dans le sud du pays, d'où est partie la contestation le 15 mars dernier. Quatre autres civils ont été tués par les tirs des forces de sécurité dans la ville de Homs, un haut lieu de la contestation dans le centre du pays.

L'Observatoire affirme que le bilan risque de s'alourdir en raison de l'état grave d'un grand nombre de blessés. Isolé au sein de la Ligue arabe, pointé du doigt par la communauté internationale, le régime de Bachar Al-Assad fait l'objet de plus en plus de pressions.

Selon l'ONU, la répression des manifestations quotidiennes depuis le début de la crise a fait plus de 3 500 morts.