Nuage radioactif : l'étrange communication de la Russie

La Russie a avoué qu'une fuite de ruthénium-106 s'est produite en octobre dernier. Sur place, Dominique Derda analyse la communication mystérieuse de la Russie sur ses accidents nucléaires.

FRANCE 2

Un nuage radioactif a survolé l'Europe au début du mois d'octobre. Une forte concentration de ruthénium-10 a été relevée dans le sud de l'Oural. Un mois plus tard, la Russie a avoué cette fuite. Sur place, le journaliste Dominique Derda analyse l'étrange communication des Russes. "Tout ce qui touche au nucléaire en Russie reste toujours très opaque, précise-t-il. Ce ne sont jamais les autorités russes qui ont donné l'alerte. On n'a, par exemple, appris la catastrophe de Maïak, qui a eu lieu en 1957, que 19 ans plus tard grâce à un scientifique soviétique de voyage en Grande-Bretagne. La nouvelle de la catastrophe de Tchernobyl, en 1986, ne s'est répandue que deux jours après les événements, ce sont les Suédois qui avaient tiré la sonnette d'alarme en relevant des niveaux de radiation très élevés" assure le journaliste. 

Pas de danger pour la population

Aujourd'hui en Russie, une véritable cacophonie s'est mise en place. Le journaliste ajoute : "Les services météo confirment d'un côté la pollution en se gardant bien de désigner un coupable, de l'autre Rosatom affirme qu'il ne s'est rien passé dans aucune de ses installations. Cette fuite de Ruthénium-106 ne représenterait pas un danger très grave pour la population, cela a probablement poussé les responsables russes de l'industrie atomique à essayer de se cacher derrière leur petit doigt"; conclut Dominique Derda. 

Le JT
Les autres sujets du JT
Vladimir Poutine à Moscou, le 18 juillet 2017. 
Vladimir Poutine à Moscou, le 18 juillet 2017.  (ALEXEY NIKOLSKY / SPUTNIK / AFP)