Poutine ne veut plus entendre parler du Mistral

Alban Mikoscy, en duplex de Moscou, rapporte la position de Vladimir Poutine suite à l'annulation de la commande de Mistral par la France.

France 2

C'est un accord économique qui se termine en conflit diplomatique. À cause du fait que la guerre se poursuive en Ukraine malgré le cessez-le-feu signé en février, la France n'a pas souhaité livrer les deux navires Mistral qu'elle a fabriqué pour la Russie.

Si Moscou attend un remboursement, voire un dédommagement, Vladimir Poutine "veut sortir le plus rapidement possible maintenant de cette saga interminable du Mistral. Il l'a dit à François Hollande lors de leur dernière rencontre", rapporte Alban Mikoscy, en direct pour France 2.

Une négociation financière

Les proches du président russe se sont d'ailleurs exprimés sur le sujet le 15 mai à la télévision, pour dire que ce n'était "pas le temps de la négociation politique mais du travail des avocats, pour trouver exactement quelle somme la France va devoir payer", précise le journaliste.

Mais la Russie ne compte pas demander beaucoup plus que la France, qui propose, "une attitude conciliante", notamment car elle estime que la France joue un rôle positif dans le dossier ukrainien.

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Le \"Vladivostok\", porte-hélicoptères de classe Mistral, dans le port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le 9 mai 2014.
Le "Vladivostok", porte-hélicoptères de classe Mistral, dans le port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le 9 mai 2014. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)